‹ Contribution à l'étude des paralysies radiculaires du plexus brachial: Electrodiagnostic - Electropronostic - TraitementChapitre 35 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L'étude d’un malade, atteint de paralysie radiculaire du plexus brachial, nécessite :

1° Une connaissance suffisante de l’anatomie et de la physiologie du plexus brachial.

20 Un examen clinique qui nous renseigne sur : l’étiologie de l’affection ; le terrain sur lequel elle évolue ;:

les troubles de la sensibilité ; les troubles de la motilité.

3° Un examen électrique des nerfs et des muscles qui nous fixera sur l’état anatomique de ces organes, par la recherche de la réaction de dégénérescence. Si nous avons noté, au cours de notre examen électrique :

la réaction de Duchenne, la lenteur de la secousse, la réaction de Remak-Doumer, nous pourrons conclure a priort à la présence de la DR. Si nous avons trouvé de l’inversion de la formule

ATOS

(réaction d'Erb), nous aurons un élément de certitude de plus, à condition, toutefois, de nous être mis en garde contre les causes d'erreur que nous avons signalées ; présence de l'inversion de la formule à l'état normal dans certains nerfs ou muscles, polarisation des électrodes et du sujet, anelectrotonus et catelectrotonus.

Réunissant les documents recueillis au cours de ces deux examens, nous établirons :

A) le diagnostic.

lei l'électro-diagnostie nous sera indispensable pour localiser, le plus exactement possible, la lésion à telle ou telle racine antérieure. L'examen clinique jouera de son côté un rôle important, surtout lorsqu'il nous révèlera, par exemple, des troubles oculo-pupillaires.

Le diagnostic différentiel devra reposer à coup sûr sur l'examen clinique, mais l'examen électrique nous aidera puissamment en nous renseignant sur la lésion, ou le bon état fonctionnel du neurone moteur périphérique.

B) le pronostic.

Nous attribuerons ici une valeur capitale à l’électro-diagnostic, car lui seul peut nous renseigner et ne peut ètre suppléé par l'examen clinique. Cependant ses résultats devront être reportés et adaptés au cadre fourni par l'examen clinique.

Pour établir notre pronostic, nous devrons faire entrer le cas étudié dans l’une des quatre classes que nous avons décrites :

paralysie sans DR; paralysie avec DR partielle ; paralysie avec DR totale :

paralysie avec DR complète.

Suivant la catégorie où nous l’aurons placé, le pronostic sera plus ou moins favorable.

Dans les cas avec DR totale, le pronostic, bien que grave, ne sera pas désespéré, car les observations ci-dessus montrent un tel retour à la motilité que l’on peut considérer les malades comme fonctionnellement guéris. | L'amélioration de l’affection nous sera révélée par:

la disparition des troubles de la sensibilité ; l'amélioration des troubles fonctionnels ; le retour à l’état normal des réactions élec-

triques ù

retour du point moteur à sa place normale;

diminution de l’hypoexcitabilité ;

amélioration du caractère de la secousse, qui devient plus vive et plus rapide.

Cependant, dans certains cas la DR persiste un certain temps après le retour à la motilité.

C) le traitement.

Ce serait s’exposer à entraver l'évolution vers la guérison de l'affection, que de produire des excitations inconsidérées des nerfs et des muscles, c’est l’électro-diagnostic seul, qui pourra nous révéler ce qu'il convient de faire. Nous aurons à nous souvenir en particulier, qu'un muscle ne doit jamais être

excité à l’aide d’une modalité électrique à laquelle il ne répond pas (loi de Reynold).

Nous ne provoquerons pas non plus d’excitations rapprochées, qui en tétanisant les muscles, déterminent leur atrophie.

Nous utiliserons les propriétés trophiques du courant galvanique constant, surtout au début de j’affection, puis, suivant les indications de l’électro-diagnostic, nous pratiquerons des excitations, soit avec le courant faradique, soit avec le courant galvanique rythmé.

En résumé, le clinicien, qui négligerait l'examen électrique, tout aussi bien que le médecin-électricien qui négligerait l'examen clinique, s'exposerait à de

graves erreurs.

Weces LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, TEISSIER.

Vu :

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