‹ Contribution à l'étude des paralysies radiculaires du plexus brachial: Electrodiagnostic - Electropronostic - TraitementChapitre 5 sur 35 · A) 4 PRE FL · texte numérisé non relu

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Puis il entre en communication avec le sympathique sur deux points :

1° Par un ou deux filets qui, des V° et VI° paires, se rendent au ganglion cervical moyen.

2° Par d’autres filets qui se détachent des VII’, VIIT' cervicales et 1° dorsales, et se jettent dans le nerf vertébral, branche du ganglion cervical inférieur,

La plus importante, au point de vue clinique, de ces anastomoses est celle avec le sympathique. Aussi dirons-nous deux mots de sa physiologie, car, dans la suite de notre étude, nous en trouverons l’application. |

De nombreux auteurs se sont occupés des troubles provoqués par la section des rami communicantes du plexus brachial. Mais c'est à Mademoiselle Klumpk que nous en devons l'étude exacte. Il résulte des conclusions auxquelles elle est arrivée, à la suite de nombreuses expériences sur le chien, que les troubles oculo-pupillaires (myosis, rétrécissement de la fente palpébrale, petitesse et rétraction du globe oculaire) accompagnés, quelquefois, d’aplatissement de la joue et du rétrécissement de la narine du côté paralysé, étaient dûs à la section ou à l’arrachement du ramus communicans du premier nerf dorsal.

Ce ramus communicans renferme en effet des filets moteurs destinés à l'iris, filets qui naissent de la moelle, passent par son intermédiaire dans le ganglion cervical inférieur et remonte de là par le sympathique cervical jusqu’au globe oculaire.

En résumé, une lésion portant sur la première

dorsale, en dedans des trous de conjugaison, ou sur le ramus communicans, ci-dessus décrit, produira des phénomènes facio-oculo-pupillaires. Ces résultats ont pu d’ailleurs être vérifiés chez l'homme par Oppenheim, qui a pu exciter les racines du plexus brachial chez un sujet à qui l’on avait trépané le rachis et a pu constater que seule l'excitation de la première dorsale, provoquait des signes oculo-pupillaires.

Rapports du plexus brachial.

Les rapports du plexus brachial sont très importants à connaître ; ils nous seront très utiles en effet, dans beaucoup de cas, pour comprendre la pathogénie des lésions.

Nous envisagerons le plexus successivement dans sa traversée intrarachidienne, puis dans sa portion extrarachidienne.

Dans le rachis, dès leur sortie de la moelle, les racines antérieures et postérieures cheminent dans l'espace sous arachnoïdien, séparées d'abord par le cordon latéral, puis par le ligament dentelé.

Elles sont entourées, dans tout leur trajet, par la pie-mère, qui s'étale sur chaque racine, puis sur le tronc mixte, qui ne se forme qu’à l'intérieur du trou de conjugaison. L’arachnoïde n'est en contact avec les racines qu'au niveau où le tronc unique perfore la dure-mère. À cet endroit, les deux feuillets pariétal et viscéral se continuent l’un l’autre et forment en

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se recourbant un anneau peu large par où passé le tronc unique. Enfin la dure-mère accompagne la racine jusque dans les trous de conjugaison, où elle se continue peu à peu avec la gaine conjonctive du nerf.

Dans les trous de conjugaison, les troncs d’origine du plexus sont en rapport avec les veines rachidiennes, toujours très volumineuses et anastomosées en plexus. La portion extrarachidienne du plexus brachial peut être divisée en trois portions, en se basant sur ce fait que, pour aller du rachis au creux de l’aisselle, elle se trouve croisée par la clavicule. Nous distinguerons donc une portion sus-claviculaire, une portion rétro-claviculaire et une portion sousclaviculaire.

Dans sa portion sus-claviculaire, le plexus repose sur le scalène postérieur, il est recouvert par le muscle omohyoïdien, les aponévroses cervicales moyennes et superficielles, le peaucier, puis la peau ; il est donc en cet endroit très superficiel et facile à atteindre, c’est en cet endroit, d’ailleurs, que se trouve le point d’Erb que nous apprendrons à connaître plus tard.

Il passe ensuite derrière la clavicule, dont il est séparé par le muscle sous clavier, et en arrière il repose sur la première côte tapissée par la digitation supérieure du muscle grand dentelé.

Dans sa portion sous-claviculaire, ou encore portion axillaire, il est en rapport en avant avec les deux muscles pectoraux, puis en arrière avec lé

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