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tendon du sus-scapulaire, qui le sépare de l’articulation scapulo-humérale. |
Enfin, dans presque tout son trajetextrarachidien, le plexus brachial est en rapport avec l'artère sousclavière, qui devient ensuite l’artère axillaire. Dans la traversée inter-scalénique, l'artère se trouve située en bas et en avant de lui, puis, dans l’aisselle elle chemine au milieu des cordons nerveux, ayant des rapports intimes avec les deux racines du médian.
Nous allons aborder dans la dernière partie de ce chapitre l’étude de'la localisation radiculaire motrice et sensitive. C'est-à-dire que nous allons rechercher quels sont les territoires innervés par chaque racine prise en particulier.
De nombreux auteurs se sont occupés de la localisation radiculaire. Panniza, Müller, Kronenbero, Peyer, Krause obtiennent des résultats contradictoires en expérimentant sur les animaux. Ferrier et Yeo expérimentant sur le singe en 1881 croient pouvoir montrer que l'excitation d’une racine provoque la contraction d’une série de muscles concourant à un mouvement bien déterminé.
Les travaux de Lannegrâce et de Forgue (1883) apportent de nouvelles lumières sur la question, Ils démontrèrent que chaque racine n’est pas la racine d’une fonction, mais d’un territoire du membre bien - déterminé. Leurs travaux furent confirmés dans la suite. Thornburn, Sherrington montrèrent que chaque muscle reçoit son innervation de plusieurs racines et que, d'autre part, chaque racine fournit des filets à plusieurs muscles. Les racines empiètent
donc les unes sur les autres, et ceci a été démontré au point de vue de la localisation sensitive.
Enfin, nous signalerons les importants travaux électro-physiologiques d'Erb, qui démontra principalement que la paralysie obstétricale décrite par Duchenne, de Boulogne, et portant sur des muscles à action complexe ( deltoïde, biceps, brachial antérieur, long supinateur) était due à une lésion des V° et VI* cervicales. Il découvrit le point moteur qui porte son nom et qui permet, lorsque l’on place l’électrode active, de provoquer la contraction des muscles atteints dans la forme décrite par Duchenne. Un certain nombre de tableaux ont été dressés par les auteurs de ces recherches pour indiquer de quelle racine relève tel muscle. Mais ils présentent encore bien des divergences. Nous avons étudié les tableaux de Thane, de Thornburn, d’Edinger, de Julien, de Soulié, et nous avons dressé un tableau montrantla localisation radiculaire de chaque muscle, suivant les plus grandes probabilités. Voici à quels résultats nous sommes arrivé :
Muscles du cou et de la ceinture scapulo-humérale
innervés par le plexus brachial.
Long du courrant Ve VI, VII, VIII cervicale, Scalènes — 1 4 I DE RQ tE POTGE
NT D ee
Angulaire de l’omoplate MR MU V C.
Rhomboïde vus Ur — VLC
Grand dentelé ........ — VV SOUSCIAVIO RATES — V:NI-C.
Grand'pectoralr "#00 —— Y, VI, VIL VHIC, ID.
Petit pectoral#rrmr — VII, VIII C.
Grand dorsal ..,...... — VILVIIEC:
Muscles de l'épaule.
Deltoïde ... innervé par le cireonflexe provenant de IV, V C.
Susépineux — gusscapulaire — IV, VC.
Sous épineux — — — EVA: Petit rond — circonflexe = TVENE Grand rond — nerf dudit — VENIENIIG:
Sous {| in. sup. du sous-seapul" — V, VIIC.
scapulaire | in. infér, ——
Muscles du bras.
a) région antérieure.
Biceps een musculocutané. V, VI C.
Coracobrachial. ... -—- VITOC musculacutané. V, VI C.
Brachial antérieur. ù radial (acc.) VII C.
es L 0 (ll ue b) région postérieure.
Longue portion du triceps,radial. V(?), VI, VII VIII C. Vaste interne ns pes Vaste externe — ——
Muscles de l’avant-bras.
a) région antérieure,
RONdbTONATEUR PR médian VI C.
Grand palttaire..%.., — VI G:
Petitpalmaires sun mn VI C.
Cubitalanténéur, 11/2 — VE CétiD.
Fléchisseur commun superf” — VII C0:
Fléchisseur commun profond. À Ve À y, vite, 1 D.
ext, médian, Fléchisseur propre du pouce médian. VII C.
CAF DIOnATeUT AE ae — VIRE:
b) région postérieure,
Extenseur commun des doigts, radial. V, VII C. Extenseur propre du petit doigt — ?
Gubitalpostérieurr:.."2.: 0% ce NIRCS ATICO DE TE M Per dune Suit 2er 0 — MILITE CS Long abducteur du pouce..... — VIICetI D.
Court extenseur du pouce.... — VII C.
Long extenseur du pouce..... — VII C.
Extenseur propre de l'index . — VII C.
c) région externe.
LORS UPINAEUT NANTES radial. VI C.
Premier radial externe......,..... — VE Deuxième radial externe.......... — VER COUFESUDINATEUT ER Ce ERA — VC Muscles de la main.
a) région thénar.
Court abducteur du pouce, médian et radial. VIIC. CO AEURS d l'int. médian. VIIC.
jourt fléchisseur du pouce. |.
P l’ext.cubital. VII C.
DRDOSADNE Creme médian (?). VIIC.
Adductéur duépouce rm cubital. VIII C.
b) région hypothénar. Palmaire cutané. .:1:1:.:%,.,:: cubital. VIIIC. Adducteur du petit doigt........ — — Court fléchisseur du petit doigt.. — — Opposant du petit doigt......... UE Pa e) région palmaire moyenne,
Premier lombrical....... médian. VIII C.
Deuxième lombrical ,.... — VIII C.
Troisième lombrical.,... cubital. VIII C et I D. Quatrième lombrical..... — VII Cet I D.
Interosseux palmaires.... —— VIII"C.
Interosseux dorsaux .:... Ur NTIC
The.
INNERVATION RADICULAIRE SENSITIVE
(d’après Thornbun).
Il est absolument impossible de retenir ce tableau par cœur, mais nous pouvons nous rappeler ceci : à savoir que, approximativement :
C' et CY! répondent à peu près au groupe d’Erb, biceps, brachial antérieur, coraco-brachial et long supinateur.
Cet CY" répondent à peu près aux muscles innervés par le radial.
D' répond à peu près aux muscles innervés par le médian et le cubital.
Contrairement à la localisation radiculaire des troubles moteurs, la localisation radiculaire des troubles de la sensibilité est bien connue et bien caractéristique. Elle ne concorde pas avec la distribution topographique de tel ou tel nerf périphérique. Elle se dispose, au contraire, sous forme de bandes longitudinales, parallèles à l’axe du membre. Actuellement on admet quatre bandes. Une bande radiale parcourant le bord externe du bras et empiétant sur les faces antérieures et postérieures. Une deuxième bande cubitale pour le bord interne, qui envahit aussi une partie des faces antérieures et postérieures ; enfin deux bandes médianes, l’une antérieure, l’autre postérieure. On s'accorde à rapporter la bande radiale à la racine postérieure de la cinquième cervicale, et la bande cubitale aux racines postérieures dela VIIT* C et de la I D.
Pratiquement, au point de vue clinique, nous aurons des notions suffisantes sur la topographie radiculaire des troubles sensitifs, en nous rappelant cette disposition sous forme de bandes et en ratta-