DAT
sentée par les zones localisées en rapport avec la distribution des branches terminales.
Après l’étude de la sensibilité, nous aurons terminé l'examen clinique du membre malade. Il nous faudra de plus, faire un examen général du sujet au point de vue de la motricité, de la sensibilité et des réflexes. Nous n’oublierons pas l'examen des yeux et des pupilles. Et nous devrons, afin de faire une étude complète, vérifier l’état des organes splanchniques, et en particulier le fonctionnement du foie, du rein et de l'intestin.
Notre examen clinique proprement dit étant terminé, nous demanderons au laboratoire les renseignements qu'il est susceptible de nous fournir.
En particulier, l’intradermoréaction et la réaction de Wassermann nous aideront à dépister la tuberculose et la syphilis.
La radiographie nous renseignera sur l’état de l'articulation scapulo-humérale et de la colonne vertébrale.
Enfin, nous pratiquerons l’électrodiagnostic que nous allons, vu son importance, étudier maintenant en détail.
Examen Electrique
L’électrodiagnostic est constitué par l'étude des réactions des nerfs et des muscles aux courants galvaniques et faradiques et par la recherche de la réaction de dégénérescence.
On entend d'ordinaire, par réaction de dégénérescence une modification d'un groupe de réactions élémentaires des nerfs et des muscles à certains courants électriques. Ces modifications sont dues à la dégénérescence Wallerienne du nerf moteur à ses différents degrés.
Afin de saisir exactement le sens de cette définition, nous étudierons d’abord les réactions normales des nerfs et des muscles aux courants électriques, puis les modifications apportées par la dégénérescence Wallerienne à la suite d'une section nerveuse par exemple. En possession de ces connaissances indispensables nous les transporterons dans le domaine de la clinique et nous verrons quel profit nous pouvons en tirer,
ANT À) Réactions normales des nerfs et des muscles.
En physiologie comme en clinique, on utilise principalement pour l'examen électrique des nerfs et des muscles deux sortes de courants. L'un produit par une bobine d’induct'on, est le courant faradique ; l'autre provient soit d’une batterie de piles ou d’accumulateurs, soit d’une station centrale, c’est le courant continu, nommé aussi en électrothérapie courant galvanique.
Donc étudions :
1° Réactions que présentent les nerfs et les muscles à l’état normal excités par le courant faradique.
Sous l'influence de la rupture du courant primaire de la bobine d’induction on remarque que l'on excite le nerf ou le muscle et que ce dernier se contracte sous forme d’une secousse sèche et rapide. Ceci pour un courant d'intensité relativement faible ; si nous augmentons l'intensité de notre courant nous aurons en plus une secousse à la fermeture du primaire, mais celle-ci sera toujours moins forte que la première.
Nous dirons de suite qu'en clinique on s'occupe seulement de la secousse due à la rupture du primaire, la secousse produite par-la fermeture exigeant une intensité assez élevée et par conséquent assez douloureuse.
Nous retiendrons donc qu'un muscle normal est excitable par le courant faradique, que l’électrode soit sur le nerf ou sur le muscle.
L 59 = demment produites, une secousse apparaître à l'ouverture du circuit, l'électrode active étant réunie au pôle négatif.
En résumé, si nous faisons croître progressivement l'intensité du courant et que, pour chaque intensité nous interrogions alternativement le pôle négatif, puis le pôle positif, nous verrons que les contractions musculaires apparaitront dans l’ordre suivant :
D'abord la secousse à la fermeture du circuit au pôle négatif, puis celle de la fermeture au pôle positif, puis celle à l’ouverture du circuit au niveau du même pôle, et enfin, avec un courant très fort, la secousse d'ouverture avec le pôle négatif se produira.
Nous pouvons traduire ceci par la formule suivante : désignons par
N la secousse au pôle négatif; par F la fermeture ; par O l'ouverture du cireuit et par P la secousse au pôle positif.
Nous aurons :