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MUSCLES EXPIRATEURS

- Du point de vue de la physiologie musculaire, l’expiration doit être considérée dans deux circonstances: l’expiration calme et l’expiration forcée.

Pendant la respiration calme, l'expiration est tenue par la plupart des physiologistes, pour ‘un phénomène purement passif. La force élastique du poumon, celle de la paroi thoracique et en particulier des cartilages costaux violentés pendant l'inspiration; la tendance des viscères abdominaux à reprendre leur forme et leur situation modifiées pendant la contraction phrénique, sont autant de facteurs qui concourent à l’expulsion de lair des voies respiratoires.

Cependant d’autres auteurs, parmi lesquels TREVES, LUCIANI, ADpDpuCco, KEITL, estiment qu’à ces éléments « passifs » s’ajoutent des phénomènes actifs de contrac-

tion musculaire. Les variations dans la force de l’expira-

tion, son interruption qui peut être obtenue à tout moment, le fait qu’elle puisse se produire alors que thorax et abdomen sont largement ouverts, la moindre importance de l’expiration qui peut être obtenue sur le cadavre, sont autant d'arguments à l’appui de cette thèse. Leur valeur est d’ailleurs diverse et souvent discutable.

DUCHENNE de Boulogne estimait que les muscles bronchiques et l’élasticité pulmonaire étaient les causes essentielles de l’expiration calme. En réalité, les travaux des physiologistes modernes n’ont pas confirmé l’importance des muscles bronchiques. Par contre, ils attribuent à Pélasticité pulmonaire un rôle primordial. |

Cette qualité du parenchyme pulmonaire semble être sous la dépendance étroite du système vago-sympathique dont les modalités d’action sont encore peu connues.

Dans l'expiration forcée, le rôle des muscles expirateurs est reconnu par tous les physiologistes. La parole, le chant, la toux, l’éternuement, l’expectoration, tout ef-

‘fort un peu important nécessitent la contraction de ces muscles. Il faut, en effet, dans tous ces actes, obtenir lexpulsion brusque et énergique de l’air contenu dans les poumons. Ce résultat est obtenu par la mise en jeu des muscles de la paroi antéro-latérale de l’abdomen auxquels le petit dentelé postérieur et supérieur, ainsi que le triangulaire du sternum, prêtent leur concours.

Grands droits de l’abdomen.

Leur contraction tend et déprime puissamment les viscères abdominaux, abaisse le thorax, empêche le soulèvement de la région épigastrique pendant l'inspiration diaphragmatique, gêne l’expansion de la base du tho- Tax

Grand oblique.

En se contractant, le grand oblique attire la paroi abdominale en haut et en dehors. II la déprime ainsi que les fausses côtes. Il incline un peu le tronc en avant et en dehors.

Lorsque les deux muscles se contractent simultanément, « la paroi abdominale est fortement tendue et déprimée, ainsi que les fausses côtes, le tronc est fortement incliné en avant la région épigastrique n’est plus soulevée pendant l'inspiration, la base de la poitrine est main-

tenue abaïissée et resserrée, enfin, la respiration est génée et devient costo-supérieure. »

Petit oblique.

Il déprime la paroi abdominale et la base du thorax qui est attirée en bas et en dehors. |

Transverse.

Tout en attirant la paroi abdominale de son côté, le transverse la déprime.

La contraction simultanée des muscles de la paroi abdominale la tend très fortement et la déprime au point que sa surface devient plate ou même concave en avant. La respiration perd son type costo-inférieur ou diaphragmatique pour prendre le type costal supérieur. Les viscères abdominaux sont refoulés de bas en haut et empéchent l’abaissement du diaphragme.

Petit dentelé postérieur et inférieur.

La contraction de ce muscle contribue à abaisser les quatre dernières côtes.

Triangulaire du sternum.

Ce muscle agit sur les troisième, quatrième, cinquième et sixième cartilages costaux qu'il attire vers le bas.

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