ETUDE CLINIQUE
L'observation des mouvements respiratoires chez le sujet normal permet de constater, pendant l’inspiration:
1°) Le soulèvement des côtes supérieures, avec agrandissement des espaces intercostaux; !
2°) L'augmentation des diamètres antéro-postérieur et frontal de la partie inférieure du thorax;
3°) Le gonflement de l’abdomen surtout marqué dans sa partie supérieure où l’épigastre et les hypochondres sont soulevés.
Pendant l’expiration, les mouvements inverses se produisent.
La prédominance des mouvements respiratoires, sur les côtes supérieures, la partie inférieure du thorax ou l’abdomen, a permis de décrire trois types de respiration: \
— thoracique supérieure, surtout observée chez la femme, \
— thoracique inférieure, chez l’homme,
— abdominale, chez l’enfant.
Mais, en réalité, dans chacun de ces types respiratoires, thorax et abdomen se mobilisent simultanément et dans le même sens, quoique à des degrés divers.
Le défaut de motilité de l’une de ces deux régions ou l’asynchronisme de leurs mouvements témoignent d’une atteinte pathologique.
C’est par l’analyse de ces phénomènes que le diagnostic de paralysie respiratoire est affirmé.
L'examen radiologique venant confirmer et compléter les observations cliniques.
Dans la respiration normale, la radioscopie permet de constater :
1°) L’ampliation thoracique, les côtes subissant, même les inférieures, une ascension de 5 à 10 millimètres;
2°) L’abaissement du diaphragme. Il se fait simulta- . nément pour les deux coupoles et il est synchrone à l’élévation des côtes. Cet abaissement diaphragmatique est de 1 à 2 centimètres pendant la respiration calme, inconsciente; il peut atteindre 5 à 6 centimètres dans les inspirations fortes, volontaires. D’autre part, dans la position assise, le diaphragme s’abaisse légèrement. Dans la position couchée, il remonte d’un espace environ.
D’après GASSMANN, si le sujet est debout, pendant l’expiration calme:
— la coupole droite répond en arrière à la partie postérieure de Ja neuvième côte ou au neuvième espace.
— [la coupole gauche à la partie postérieure du neuvième espace où à la dixième côte.
pendant l’expiration forcée:
— à droite au huitième espace,
— à gauche à la neuvième côte ou même au huitième espace.
dans l'inspiration forcée:
— à droite à la dixième côte ou au dixième espace,
— à gauche, au dixième espace.
Toutes ces notions observées cho le sujet normal et dont les variations sont minimes, sont au contraire, Considérablement perturbées au cours des atteintes paralv-
tiques des, muscles respiratoires. Elles peuvent aider à leur diagnostic.