TEA
telle brutalité. Habituellement, il s’agit de troubles vasomoteurs plus légers, dont la traduction clinique est moins brutale et le pronostic moins immédiatement angoissant.
Aux symptômes parétiques s'ajoutent des phénomènes locaux bronchiques ou pulmonaires qui aggravent l’asphyxie. Le malade est gêné par une sensation de corps étranger trachéal; l'inspiration et l'expiration sont bruyantes; on entend à distance vibrer des mucosités que le malade ne peut expulser qu'avec peine. Tantôt ces mucosités sont visqueuses, adhérentes, tantôt elles sont mousseuses, fluides, très abondantes, le patient les rejette continuellement mais avec difficulté.
Ces phénomènes d’hypersécrétion bronchique sont parfois en rapport avec une infection légère, mais dans la majorité des cas, celle-ci fait défaut et l’on est tenté d’incriminer alors, l’intervention du vague ou du sympathique.
Les auteurs américains, insistent sur la très grande fréquence de ces phénomènes et sur l’importance de leur opposer une thérapeutique active. En même temps que les agents pharmacodynamiques, ils emploient la position dédive pour faciliter l’acheminement vers la bouche des mucosités; parfois l’aspiration bronchique leur a été nécessaire, Elle leur a donné de brillants résultats.