‹ Contribution A L'etude Des Paralysies RespiratoiresChapitre 37 sur 51 · A" US · texte numérisé non relu

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dans les respirations suivantes les inspirations deviennent irrégulières, elles se font souvent en deux temps; cela semble traduire une fatigue rapide des inspirateurs auxiliaires.

4. — La poliomyélite antérieure subaiguë s’accompagne fréquemment de troubles respiratoires mis trop volontiers sur le compte de lésions bulbaires. M. ALAJOUA- NINE reconnaît lui-même qu'il a interprété à Lort, comme relevant du bulbe, les paralysies respiratoires constatées chez certains de ses malades. Dans l’observation IE de son mémoire sur la poliomyélite antérieure subaiguë progressive, on note ceci: « La respiration est rapide, trentesix à la minute. Le pouls est à 112. La malade accuse une gêne respiratoire avec sensation d’être serrée dans un corset. La respiration abdominale persiste mais très discrète en amplitude et le gonflement abdominal léger est surtout expiratoire. Le lendemain 13 décembre, le pouls est à 134, régulier. La gêne de la respiration est très vive: quarante-huit respirations à Ia minute. La voix est très faible, à peine articulée, essouflée.. Le 14 décembre, la respiration devient irrégulière et reste rapide. Le pouls reste rapide mais irrégulier. Il n’y a pas de troubles nets de la déglutition... La malade meurt le lendemain. »

Ces signes ne sont-ils pas symptomatiques d’une paralysie du diaphragme et peut-être des intercostaux responsables de la mort ?

5. — Au cours des myasthénies, « Les grands accès dyspnéiques que peuvent présenter les malades ont prêété à de nombreuses discussions quant à leur pathogénie. Considérés d’abord comme des phénomènes d’ordre certainement bulbaire, ils ont été ultérieurement rattachés à un état de fatigue et de parésie de la musculature de la cage thoracique (diaphragme, intercostaux, sterno-cléido-mastoïdien) et de la musculature bronchique ». (P. BOURGEOIS).

Il est très probable que ces accidents ne relèvent pas

d’une pathogénie univoque, mais certains d'entre eux semblent bien être en rapport avec une parésie des muscles du thorax, par fatigue musculaire. Ils peuvent être assez importants pour entrainer la mort.

Le malade Andr…., (observation I de la thèse de Bour- GEOIS) a < une respiration surtout abdominale ; il déclare avoir lui-même constaté de la gène de la respiration thoracique et de la diminution de l'amplitude thoracique ». È

Une myasthénique observée par M. ALAJOUANINE, G... Madeleine, est décédée rapidement de troubles respiratoires qui ont été attribués à des phénomènis paralytiques musculaires.

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