‹ Contribution A L'etude Des Paralysies RespiratoiresChapitre 36 sur 51 · PPT PONS UT TS · texte numérisé non relu

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L'examen de R.. révèle l'existence :

a) d'une paraplégie spasmodique.

Les deux membres inférieurs sont raidis en extension, immobilisés par une contracture qui permet juste une très légère flexion à gauche.

Les pieds sont en extension; il existe un pied creux bilatéral.

Les mouvements sont impossibles, le malade peut à peine élever les membres inférieurs au-dessus du plan du lit.

Des réflexes, Seuls les rotuliens peuvent être mis en évidence ; ils sont poiycinétiques. Il existe un conus du pied bilatéral, un signe de Babinski bilatéral.

b) Une atrophie ae l'exvremité distale des membres supérieurs.

Atrophie des éminences thénar et hypothénar, des espaces interosseux des deux côtés. Attitude des doigts en griffe.

La force musculaire est considérablement diminuée dans lu flexion des doigts, l'opposition du pouce, la flexion de la main et de l’avant-bras.

Les réflexes tendineux sont absents. 2

c) Les troubles trophiques ont une allure très particulière.

1 — Outre le pied creux bilatéral existent :

2 — Les ostéo-arthropathies des 2 coudes

A droite : l'extrémité supérieure des deux os de l’avant-bras est élargie; l’avant-bras paraît diminué de largeur.

A gauche : existe une luxation du coude, la flexion et l’extension sont très limitées.

Les extrémités osseuses sont très volumineuses.

De plus, le cubitus gauche présente dans son tiers inférieur un cal volumineux.

Toutes ces lésions osseuses sont confirmées par des clichés radiographiques qui montrent de nombreux ostéophytes.

3 — Il existe encore une très importante cyphose dorsale.

4 — Une escharre sacrée profonde.

d) Une dissociation thermo-analgésique de la sensibilité avec

troubles du sens stéréognosique,

me

La sensibilité au tact et à la piqûre est normale, tandis qu'il

existe de grosses erreurs dans la discrimination du chaud et du froid.

e) Des troubles de la déglutition.

R.. s'étrangle souvent en avalant.

Le reste de l'examen neurologique est normal. La ponction lombaire a retiré un liquide clair qui contient : 0,3 leucocyte, 0,15 d'albumine (par néphélémétrie). Le B. W. est négatif. Le benjoin colloïdal normal.

Mais il existe encore des troubles de la respiration. Le rythme est cependant normal, il est de 18 à 19 respirations à la minute.

Labdomen se mobilise normalement pendant les deux tenips respiratoires. il se soulève à l'inspiration, se déprime à l'expiration. Il ny à donc pas de paralysie du diaphragme.

Le thorax, par contre, est absolument immobile pendant la res-

piration Calme.

Si on demande au malade de faire une succession d'inspirations forcées, on constate que les espaces intercostaux ne s'élargissent pus, mais que la partie supérieure du thorax est attirée vers le haut pendant l'inspiration et qu'elle retombe brutalement à sa position initiale pendant l'expiration. Ces mouvements sont dûs à la contraction puis au relâchement brusque des inspirateurs auxiliaires, Surtout des Sterno-Cleido-mastoïdiens.

Les tracés montrent hien ces anomalies respiratoires

Dans la respiration calme, la ceurbe des variations du volume de la partie supérieure du thorax est très légèrement sinueuse; on peut en conclure que le thorax ne se uilate pratiquement pas.

La courbe qui traduit les variations du volume de l'abdomen est au contraire normale. L'inspiration est régulièrement ascendante; l'expiration se traduit par une courbe qui descend d’abord assez brusquement puis sa déclivité devient de moins en moins importante jusqu'à l'expiration.

Dans la respiration forcée, les ‘deux courbes d'enregistrement ont ici des variations parallèles. La respiration thoracique a cepedant une moins grande amplitude que l’abdominale. De plus,

alors qu'au début des inspirations forcées, la courbe est régulière,

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