RAPPEL ANATOMIQUE
La mécanique respiratoire est assurée par deux groupes musculaires, dont la contraction alternée réalise les deux temps de la respiration: l’inspiration et l’expiration.
Le premier groupe est le plus important, tant au point de vue anatomique que physiologique, car l’inspiration est essentiellement un phénomène actif. Les muscles, destinés à réaliser ce premier temps respiratoire, sont dits insptrateurs. Ce sont:
— avant tout le diaphragme et les intercostaux (muscles inspirateurs essentiels).
— auxquels prêtent concours dans certaines circons-" tances, les muscles inspirateurs auxiliaires, au nombre de dix:
— Jes scalènes,
— le sterno-cléido-mastoïdien,
— le sous-clavier,
— le petit pectoral,
— le grand pectoral,
— Je trapèze,
— le grand dentelé,
— le rhomboïde,
— Je grand dorsal, et
— le petit dentelé postérieur et supérieur.
L’expiration est habituellement un phénomène passif, c’est-à-dire que la contraction musculaire n’y est pas nécessaire. Elle est dûe à l’élasticité du poumon et de la
cage thoracique, qui reviennent eux-mêmes à leur état initial. Dans l’expiration forcée, cependant, il faut à ce phénomène passif associer des phénomènes actifs musculaires. C’est alors qu’interviennent les muscles dits expirateurs. Ce sont:
le grand droit,
— le grand oblique,
— le petit oblique,
— et le transverse de l’abdomen,
— le petit dentelé postérieur et inférieur et
— le triangulaire du sternum.
L’influx nerveux parvient aux muscles respiratoires, par l’intermédiaire de nerfs d’origine médullaire. Leurs racines s’échelonnent dans les régions cervicales et dorsales et forment divers troncs nerveux, dont nous rappellerons brièvement l’origine, le trajet et la distribution, en commençant tout d’abord et en insistant sur ceux destinés aux muscles essentiels de la respiration: le diaphragme et les intercostaux.