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accessoirement par deux autres racines venant de la troisième et de la cinquième cervicale, cette dernière étant la plus constante.
Les origines médullaires réelles du phrénique seraient situées, d’après SANO, dans la région centrale de la corne antérieure, entre les troisième et sixième segments, et surtout, si l’on en croit MARINESCO, entre les quatrième et sixième segments. Mais il n’existe pas de véritable aovau médullaire constituant l’origine réelle. Comme pour toutes les origines motrices de la moelle, « on nt peut prouver l’existence de noyaux, même diffus, représentant l’origine des nerfs ou de centres musculaires ; les methodes de dissociation nerveuse comme la méthoce anatomo-clinique démontrent que, dans la moelle, la localisation motrice est une localisation radiculaire, et .DE- JERINE a mis en évidence que chaque racine naïissait dans la moelle au niveau de son origine apparente. »
Le nerf rapidement constitué par la réunion de ses trois racines, au bord externe du scalène antérieur, contourne ce bord pour se placer à la face antérieure du muscle, qu’il croise de dehors en dedans, dans sa gaine, pour atteindre la base du cou. Il quitte là le bord interne du scalène; c’est à cet endroit que le chirurgien le sectionne dans la phrénicectomie, immédiatement avant son croisement avec la face antérieure de l’artère sous-clavière.
Dans cette région de la base du cou, entre artère et veine sous-clavières, il présente deux anastomoses importantes, — l’une postérieure, qui passe sous l’artère, lunit au ganglion-cervical inférieur du sympathique, —
l’autre antérieure, sous la veine, se fait avec le nerf du
sous-clavier. Cette dernière anastomose apporte souvent au phrénique des fibres en si grand nombre qu’elle constitue un véritable phrénique accessoire qui doit être sectionné si l’on veut avoir une phrénicectomie efficace.
Au thorax, les phréniques longent la plèvre médiastine, dont l’inflammation lèse parfois le nerf.
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D'autre part, le phrénique droit est en rapport en dedans avec le tronc veineux brachio-céphalique, puis la veine cave supérieure, enfin le péricarde; en arrière. il est au contact du pédicule pulmonaire droit.
Le phrénique gauche croise d’assez loin la face antérieure de la crosse aortique, mais il est à deux centimètres seulement du pédicule pulmonaire. En dedans, il est en contact, par l’intermédiaire du péricarde, avec le cœur dont il contourne la pointe.
Les deux nerfs abordent le diaphragme pour s’y diviser: — le droit, en dehors et un peu en avant de Ia veine cave, en plein centre phrénique, — le gauche, en arrière de la pointe du cœur, au niveau de digitations musculaires.
Ils se distribuent chacun à l’hémicoupole correspondante.
Ce sont les seuls nerfs à innerver le diaphragme, et ils n’innervent pas d’autres muscles. Leur section unilatérale amène la paralysie du diaphragme du côté sectionné. « Si dans un certain nombre de phrénicectomies (5 % pour LAUNAY, 18 % pour RAUTUREAU) on observe au bout de douze à quinze mois la reprise des contractions du diaphragme, après avoir réséqué six à dix centimètres de nerf, il s’agit de l’existence d’un nerf accessoire ou d’anastomose non sectionnée, ou bien, ce qui est plus probable, dé la régénération du nerf sectionné. » (Hous- SAY ). NUS
« Il est admis aujourd’hui que les intercostaux ne
participent pas à l’innervation motrice du diaphragme. » (HOVELACQUE).
Nerfs intercostaux.
Les nerfs intercostaux sont les branches antérieures des nerfs dorsaux. Ils sont au nombre de douze.
Dès sa naissance, à la sortie du canal rachidien, le nerf intercostal pénètre dans l’espace correspondant. D’abord