‹ Contribution à l'étude des paralysies transitoires équivalents jacksoniens symptomatiques des tumeurs cérébralesChapitre 13 sur 18 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Prrres, Revue de médecine, 1888, p. 609.

Tumeur cérébrale; accès épileptoïdes fréquents; paralysies épileptoïdes transitoires du membre supérieur droit survenant sans convulsions. ni douleur préalables dans l'intervalle des accès convulsifs.

M. X.., négociant en vin, 43 ans. Est atteint, depuis six ans, d'accidents cérébraux qui paraissent dépendre d’une tumeur de l’encéphale ; il a des accès convulsifs épileptoïdes fréquents débutant par une crampe douloureuse dans le membre inférieur droit de

Ir

l'hémiparésie légère des membres du côté droit avec exagération des réflexes tendineux et trépidation épileploïde, de la névrite optique de l'œil du même côté, etc.

Dans le cours de sa maladie, M. X... a eu plusieurs fois, dans les intervalles des accès convulsifs à type jacksonien, des paralysies subites et transitoires du membre supérieur droit survenant brusquement sans être précédées de convulsions ni de contractures d'aucune espèce. Voici comment se passent habituellement les choses : M. X...,

au milieu d’une conversation, d'un repas, etc., s'aperçoit tout à

coup que son membre supérieur droit, dont il se sert encore assez bien malgré la parésie dont il est affecté, est inerte, flasque, incapable d’un mouvement volontaire. La sensibilité cutanée y est conservée, il existe même un peu d’engourdissement dans les doigts. L'impotence dure en général de dix à trente minutes, puis la motilité revient progressivement dans le membre paralysé. Deux fois seulement ces inerties du membre supérieur droit se sont accompagnées d’aphonie. Jamais elles ne se sont étendues au membre inférieur droit dans lequel débute cependant l'aura motrice qui précède les accès convulsifs.

De 1881 à 1883, les accès de convulsions épileptoïdes et les accès de paralysie transitoire ont été fréquents : deux ou trois par mois environ. Depuis cette époque, après plusieurs cures à Salies-de- Béarn, les accidents se sont amendés, la parésie des membres a disparu, les accès convulsifs sont devenus plus rares et les accès de paralysie passagère ne sont plus survenus qu’à des intervalles fort éloignés. -

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