‹ Contribution à l'étude des paralysies transitoires équivalents jacksoniens symptomatiques des tumeurs cérébralesChapitre 5 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les paralysies transitoires que l’on rencontre le plus souvent dans les tumeurs cérébrales sont celles qui succèdent aux accèsd'épilepsie Bravais-Jacksonienne. Tous les auteurs sont d'accord pour admettre que ces deux phénomènes sont intimement liés entre eux.

Mais il peut exister des cas, plus rares et moins connus, où on peut rencontrer des paralysies transitoires isolées indépendantes de toutes convulsions préalables. Il semble cependant que ces paralvsies transitoires soient des équivalents jacksoniens.

Nous étudierons d’abord les paralysies transitoires consécutives aux accès typiques d’épilepsie Bravais Jacksonienne et ensuite les paralysies transitoires isolées. Nous publierons les observations où ce symptôme a été rencontré et, en particulier, celle d’un malade que nous avons eu l’occasion d'observer dans le service de M. Le professeur Verger.

Nous exposerons ensuite les théories pathogéniques émises à leur sujet et nous apprécierons la valeur séméiologique de ce symptôme.

Les paralysies transitoires consécutives aux accès

typiques d'épilepsie Bravais-Jacksonienne.

Les crises d'épilepsie Bravais-Jacksonienne sont très fréquentes dans les tumeurs cérébrales. D’après les statistiques de Hirt, mentionnées par Duret, on peut considérer que 50 p. 100 des tumeurs de l'encéphale s'accompagnent d’épilepsie Bravais- Jacksonienne. Ces crises ne se produisent pas seulement dans les tumeurs des régions motrices; mais elles peuvent naître par diffusion, soit dans les {umeurs situées au voisinage immédiat des centres moteurs, soit dans les tumeurs qui occupent une situation éloignée par rapport à ces centres et même dans les tumeurs sous-corticales.

Ce sont ces crises d’épilepsie symptomatiques d’une lésion encéphalique qui s’accompagnent de paralvysies transitoires. IL

est très rare de les rencontrer dans l’épilepsie essentielle, à tel

point que certains auteurs, tels que Delasiauve et Herpain, pensent que, lorsqu'elles existent chez des épileptiques, elles ne: sont pas en rapport avec l’épilepsie. Russel Reynolds à même écrit à leur sujet : « L'épileptique peut devenir paralylique comme il peut prendre un rhume de cerveau, mais il est évident que, dans la majeure partie des cas, l'épilepsie n'a rien à faire avec la paralysie ni avec le rhume. Si pendant l'accès un épileptique tombe dans l’eau, l'épilepsie peut indirectement provoquer la bronchite; s'il se heurte la tête sue un trottoir, l'épilepsie peut provoquer secondairement une hémorragie et une paralysie. Mais les rapports qui existent entre l’épilepsie et ces maladies sont purement accidentels et non essentiels. »

PTT

ds reg dE AUX car AU

Page 1