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Dans l’épilepsie Bravais-Jacksonienne, l'impuissance motrice consécutive à l'accès frappe le membre ou le côté du corps qui a été préalablement atteint de convulsions. Cette paralysie est incomplète; c'est plutôt une parésie qu'une paralysie vraie. Les malades accusent de la lourdeur plutôt qu'une impuissance absolue et quelques mouvements limités sont toujours possibles. Ces troubles moteurs frappent uniquement les museles qui ont été atteints de convulsions; à des convulsions limitées à un membre fera suite une monoplégie; à des convulsions généralisées à la moitié du corps fera suite une hémiplégie.
Par ces caractères, les paralysies consécutives aux accès d'épilepsie Bravais-Jacksonienne correspondent point par point aux paralysies corticales décrites par Charcot : « IL est des hémiplégies corticales, a-t-il écrit, qu’on doit appeler ainsi pour les opposer aux hémiplégies centrales connues de tout le monde. Parmi ces hémiplégies corticales, les unes résultent de lésions étendues, sont permanentes et s'accompagnent de sclérose descendante semblable à celle que l'on observe dans les lésions des corps striés; les autres résultent de lésions plus délicates et se rapprochent, par l’ensemble de leurs caractères, des paralysies obtenues dans les expériences de Carville et Duret.
» En effet, ces paralysies sont limitées, transitoires et variables comme celles que provoque la physiologie expérimentale par des lésions de la substance corticale. Ces paralysies se voient chez l’homme, dans les ramollissements superficiels, dans les hémorragies superficielles, dans la méningite et dans la paralysie générale.
» Par opposition à l'hémiplégie centrale, totale, envahissant tout un côté du corps et offrant toujours les mêmes caractères (paralysie non variable, température plus élevée dans les membres paralysés, absence de phénomènes convulsifs en dehors des cas d'hémorragie ventriculaire où méningée), la paralysie est anormale, partielle, à telle enseigne qu'elle peut n'être qu'une monoplégie ou bien n'intéresser que la face seule.
» Ces paralysies isolées sont caractéristiques d'une lésion corticale, parce que seule la substance corticale est susceptible de dissocier les mouvements.