SH EE
8 Un malade qui présentait après chaque crise convulsive une paralysie du côté gauche du corps, surtout de la jambe, qui ne durait que de quinze à vingt minutes;
9° Un jeune homme de 25 ans, syphilitique, qui fut frappé d'une attaque nocturne, après laquelle il présenta une hémiplégie gauche qui guérit en quelques jours.
La cause probable de ces crises d'épilepsie n'est pas mentionnée dans ces observations. La syphilis a été recherchée, mais elle n’a pas été trouvée dans tous les cas.
Les paralysies transitoires, consécutives aux convulsions, ont été étudiées plus tard par Hagling, Jackson, Ferrier, Landouzy, Fournier, Charcot el Pitres.
Dans une clinique sur l'épilepsie Bravais-Jacksonienne, Raymond à éerit : « Ce qui ne manque presque jamais, ce sont les paralysies des muscles convulsés, paralysies flasques et transtloires au début; mais à force de se répéter, elles peuvent devenir durables et se compliquer de contractures. »
Aujourd'hui, ces accidents paralyliques transitoires sont de connaissance vulgaire et il est classique de les signaler dans l'épilepsie Bravais-Jacksonienne, quelle qu'en soit la cause.
Pitres a même signalé des monoplégies, des hémiplégies et des aphasies transiloires consécutives aux cerises d'épilepsie jacksonienne se manifestant par des équivalents sensitifs.
Dans le Traité de médecine du professeur Widal, on signale, à propos du syndrome sensitif cortical, syndrome Déjerine- Verger, que lorsque le début est particulièrement lent, lorsque la cause déterminante est une tumeur traduisant sa présence par des crises jacksoniennes, on peut noter au début l'existence de troubles paralytiques; mais ceux-ci sont habituellement légers et fugaces.
Les paralysies transitoires isolées dans les tumeurs cérébrales.
En dehors de toutes convulsions chez des malades qui sont alteints de lumeur cérébrale, on peut rencontrer aussi, mais beaucoup plus rarement, des paralysies transitoires. Ce sont des équivalents d'épilepsie Bravais-Jacksonienne dans lesquels les convulsions font défaut.
Ces paralysies s'installènt chez des gens qui, jusqu'alors, ont joui d’une motilité parfaite. Elles sont brusques dans leur apparition, elles surprennent le malade à n'importe quel moment, sans qu'aucun prodrome n'ait pu les faire prévoir. Parfois, le malade, qui s'est endormi comme à l'habitude et qui a passé une bonne nuit, se réveille paralysé. Le plus souvent le malade se rend compte de sa paralysie au moment où voulant faire un mouvement quelconque avec l'un de ses membres, il est dans l'impossibilité la plus complète de l'accomplir. Si, àce moment, il soulève un bras, par exemple, avec la main du côté sain et qu'il le relâche brusquement, une fois relâché, le bras retombe inerte le long du corps.
Cette paralysie plus ou moins complète atteint d'emblée son maximum; puis la motilité revient au bout d'un temps qui peut varier de quelques instants à quelques jours et se rétablit d’une façon intégrale jusqu'à ce qu'un nouvel accès reproduise les mêmes accidents.
Ces paralysies sont toujours hémiplégiques, mais dans une moitié déterminée du corps, droite ou gauche, un seul groupe de muscles peut être atteint.
SU
Le plus souvent, ces phénomènes paralytiques ne s'accompagnent d'aucun autre symptôme, mais des troubles vertigineux, céphalalgiques ou vaso-moteurs peuvent s’y associer. De même, on peut constater en même temps que ces phénomènes d'inhibilion motrice transitoire sous forme de paralysie transitoire des phénomènes d'inhibition sous forme d'aphasie transitoire. Grasset a écrit qu'elle s'observe assez fréquemment et il signale qu'Oppenheim a noté 12 fois sur 23 observalions son existence isolée ou associée à des paralysies.
Ces paralysies transitoires au début des tumeurs cérébrales semblent avoir peu mérité l'attention des auteurs et la plupart ne les signalent que pour mémoire.
Ces accidents se reproduisent avec une fréquence variable. Ils peuvent être très espacés les uns des autres ou bien se reproduire très fréquemment. Un long intervalle entre chaque accès indique une évolution lente de la tumeur; au contraire, des accès rapprochés font prévoir, à brève échéance, l'apparition d’autres symptômes.
Ces paralysies transitoires précèdent habituellement l'apparition des crises typiques d'épilepsie Bravais-Jacksonienne, mais on peut les rencontrer chez des malades qui ont déjà présenté des crises convulsives, soit qu'elles les remplacent complètement, soit qu'elles apparaissent dans leur intervalle.
Qu'elles précèdent ou qu'elles suivent les crises d'épilepsie Bravais-Jacksonienne typiques, elles sont, tôt où tard, remplacées par des paralysies permanentes qui, d'abord superposées aux paralvsies transitoires, deviennent ensuite progressivement extensives.
Nous avons réuni quelques observations dans lesquelles ces accidents ont été observés avant tout autre symplôme et une fois dans l'intervalle des crises convulsives. Il nous est impossible d'établir leur fréquence parce qu'il est probable qu'ils n'ont pas toujours été rapportés à leur véritable cause.
ES