TION
» Cette paralysie partielle, variable et transitoire, s’accompagne souvent de convulsions dans le membre parésié. »
Les malades qui présentent ces accidents paralytiques transitoires sont des gens qui jouissaient de l'intégnité de leurs mouvements avant leur crise d'épilepsie et qui sont hémiplégiques, monoplégiques ou aphasiques au moment où cessent leurs convulsions.
Ces paralvsies sont souvent incomplètes; ce sont plutôt des parésies que des paralysies véritables, mais leur caractère essentiel est d’être transitoires, de ne durer que quelques minutes, quelques heures ou quelques jours et de disparaître compiètement jusqu à une nouvelle crise.
Parfois, ces accidents frappent des gens déjà atteints d'une paralysie déterminée. Chez eux, l’accès d’épilepsie Bravais- Jacksonienne est suivi d'une augmentalion plus ou moins considérable de leur paralysie, puis, au bout d’un certain temps, ils récupèrent tous les mouvements qu'ils avaient avant l'accès jusqu'à ce que de nouvelles convulsions viennent augmenter leur déficit moteur d’une façon transitoire.
Bravais, dans sa thèse, avait déjà décrit ces accidents parétiques transitoires : « Le temps de cette faiblesse, a-t-il écrit, est variable ; elle peut durer quelques instants, quelques heures, quelques jours, ou enfin se convertir en une véritable paralysie. » Dans le même ouvrage, il publie l'observation d'un malade chez qui une attaque d'épilepsie hémiplégique droite fut suivie d'une véritable hémiplégie qui se dissipa spontanément et complètement au point que trois semaines après l'accès, les forces étaient égales des deux côtés.
Robert Bautley Todd a décrit aussi ces paralysies consécutives à l'épilepsie partielle : « Un malade, a-t-il écrit, a une attaque de nature manifestement épileptique au sortir de laquelle il est hémiplégique. Généralement, le côté paralysé est celui qui a été seul convulsé ou qui l’a été plus violemment que l'autre. Cependant, la paralysie peut se montrer dans les cas où les convulsions ont été égales des deux côtés. La paralysie persiste plus ou moins longtemps; sa durée varie à peu près de quel-
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ques minutes ou de quelques heures à trois ou quatre jours et même SÉTECe Elle disparait alors, ou va en s'améliorant jusqu'à ce qu'une nouvelle attaque d° NICE ramène la même série de phénomènes. »
Le même auteur rapporte plusieurs observations qui illustrent cette affirmation. Il a observé :
1° Un enfant de 10 ans, sujet à des attaques d'épilepsie du côté droit et qui présentait après chaque attaque une hémiplégie flaccide et incomplète du côté droit;
2° Un homme de 30 ans, dont les attaques étaient annoncées par des secousses dans les doigts de la main gauche. La première attaque avait été suivie d'une parésie du côté gauche qui persista indéfiniment; mais après chacune des attaques ultérieures, la paralysie s’accentuait notablement pendant quelques jours pour revenir au point où elle se trouvait avant;
3° Chez un homme de 26 ans, qui avait, de loin en loin, des attaques suivies chaque fois d’une hémiplégie droite flaccide avec embarras de la parole, l'hémiplégie se dissipait spontanément au point que le malade pouvait ensuite reprendre son travail ;
4° Une femme de 29 ans, atteinte d'accès épileptiques suivis d’une hémiplégie gauche qui durait une demi-heure;
5° Une femme de 24 ans, atteinte d’accès épileptiques suivis d'une paralysie du bras gauche pendant deux jours ;
6° Un homme de 58 ans, dont les attaques débutaient par le gros orteil du pied droit, étaient suivies, quand elles se généralisaient, d'une hémiplégie droite qui se dissipait peu à peu, mais seulement au bout de trois à cinq semaines ;
7° Une femme de 63 ans, qui eut trois attaques d'épilepsie suivies chacune d’une hémiplégie gauche incomplète qui disparaissait en trois ou quatre semaines ;