‹ Contribution à l'étude des Parotidites Post-OpératoiresChapitre 12 sur 20 · DEN O RE · texte numérisé non relu

DEN O RE

Les premières se résument dans ces états septicémiques graves, dont nous avons, aux formes cliniques, signalé la possibilité. Elles sont fonction de la virulence exagérée des agents pathogènes en cause.

Dans les complications locales, on classe la participation des .autres glandes salivaires au processus inflammatoire. L’'atteinte de la glande sous-maxillaire a été signalée par Jefferis, par Goodell, par Moricke.

Les fusées purulentes qu’on observe au cours des parotidites sont autrement graves. Ces fusées peuvent se faire du côté de l'oreille externe, de la région carotidienne. L’espace latéro-pharyngien peut aussi être le siège de suppurations propagées. La loge parotidienne présente sur sa face interne une solution de continuité; c’est par celle-ci que le pus se fera jour dans les espaces péripharyngiens. Le facial peut être également atteint au cours des parotidites. L'inflammation se propage aux filets nerveux et détermine des phénomènes de paralysie faciale. |

La paralysie faciale peut avoir une autre origine; quand elle s’observe plus tard, elle peut être due à l'inclusion des filets nerveux, dans un bloc cicatriciel.

L'œdème de la glotte signalé par Routier s’observe, mais il est, en somme, exceptionnel.

J'en dirai autant des hémorragies artérielles, veineuses, signalées par certains auteurs; ainsi d’ailleurs que la thrombose des gros troncs veineux ou sinusiens.

Diagnostic. ;

En présence des symptômes que nous avons énumérés, tuméfaction parotidienne, douloureuse, troubles dysphagiques, état général assez grave, tous phénomènes survenant après une intervention, le diagnostic est ordinairement facile.

Il est cependant d’autres affections qui pourraient nous donner le change, surtout dans les cas où la parotidite n'évo-

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luerait pas avec sa netteté clinique habituelle, nous allons les passer rapidement en revue.

Les oreillons sont ordinairement la première chose à laquelle on pense; en pareil cas, l’hésitation est possible, Mais l’âge souvent avancé, la recherche d’orcillons dans les antécédents, l'absence de contagion ourlienne étant donné que Ie malade fait souvent un séjour préopératoire à l'hôpital, l'écoulement du pus par le canal de Sténon, parfois la fluctuation seront suffisants pour faire écarter la possibilité de cette affection. |

L'adénophlegmon est encore une cause fréquente d’erreur. Comment arriverons-nous à le différencier? Ce sera par la. présence d’une porte d'entrée dans le territoire de ces ganglions parotidiens. Le gonflement sera plus limité. Il n’y aura ordinairement pas de stomatite concomitante; le liquide recueilli par expression de la glande ne sera point celui qu'on observe dans la parotidite post-opératoire. :

L’érysipèle de la face par les déformations dont il s’accompagne se rapproche assez de la parotidite. Mais les phénomènes du côté de la peau, l’évolution, la présence presque constante de la porte d’entrée; dans certains cas, la notion de contagion permettront d'établir un diagnostic rapide.

L’arihrite de l'articulation temporo-maxillaire peut revêétir une allure clinique qui rappelle d'assez loin cependant, la parotidite. Mais, chez elle, les phénomènes douloureux du début sont plus intenses, et s’accompagnent de troubles fonctionnels beaucoup plus graves. De plus, à une “poque plus avancée, la tuméfaction est située à un niveau plus élevé, et est beaucoup moins étendue que celle due à une parotidite.

Certaines ostéites à évolution aiguë, siégeant dans la branche montante du maxillaire, pourraient nous donner Île change, mais ici, la douleur du début sera plus nettement localisée, le toucher intrabuccal la localisera de façon très nette et nous permettra d’étiqueter immédiatement notre affection.

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