CHAPITRE VI
Eiiologie. — Pathogénie.
Le moment est venu de nous demander le pourquoi des choses el de chercher l'explication, si simple en apparence, de la pathogénie de la parotidite post-opératoire. Ce fait de succéder à une intervention, qui à Iui seul semble définir et résumer l'atteinte de la glande ourlienne, est justement celui qui, par sa complexité, fait tout l'attrait de la quesion. Tout d'abord, il y a lieu de distinguer la simple poussée congestive occasionnée par des causes diverses, de l’in- Îlämmation véritable telle que nous la comprenons aujourd'hui. De plus, la parotidite est certes intéressante, en elle-même, mais son intérêt cède le pas à la curiosité scientifique de savoir s'il existe entre l’opération et le gonflement glandulaire des relations de cause à effet; d’aller plus loin encore, de rechercher ces causes, et d’en contrôler expérimentalement les résultats déjà fournis par la clinique. Comment expliquer, en effet, qu'une ovariotomie, une appendicectomie, une cure radicale herniaire, par exemple, faites dans d'excellentes conditions, présentant des suites opératoires immédiates des plus satisfaisantes, aillent se compliquer d’une tuméfaction rétro-maxillaire? Passe encore si le bistouri avait porté sur la région cervico-faciale. Mais comment interpréter cette sympathie morbide entre la parotide et des organes aussi éloignés que l'ovaire et l’appen-
ti
dice? Ce sont là des questions que nous discuterons à propos de la pathogénie de l'affection qui nous intéresse. Pour l'instant, contentons-nous d’en étudier l'étiologie, qui, à juste titre, doit être considérée comme l'introduction à la pathogénie.
La parotidite post-opératoire semblant être, comme l'indique son nom, une complication de l'acte opératoire, tâchons d’en établir les responsabilités, tant de la part de l’opéré que de l'opérateur et de ses aides, et de l'intervention ellemême, bien entendu.