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CHAPITRE PREMIER

Historique

C’est en 1877 qu'a été observé le premier cas de parotidite post-opératoire; l’observation n’en a été rapportée que plus tard par Mattweff, de St-Pétersbourg, qui, dans les « Annales de Gynécologie » de 1885, en rapporte un certain nompre d’autres; cette observation qui concerne une malade du professeur Schræder a été consécutive à une ovariotomie. Bantock en 1878 en observe et en rapporte un second cas. C’est même à ce dernier que le professeur Le Dentu attribue dans ses cliniques {Clinique chirurgicale, 1905), ia priorité.

A la même époque, Goddell publie à | « American gynecology society » cinq observations; ce fut l’occasion d’un débat rapporté dans le « Medical times and Gazette », débat au cours duquel dix cas nouveaux furent apportés.

Les seules explications pathogéniques tentées à ce moment sont celles de Mattweff. D’après lui, il y aurait une certaine. solidarité pathologique entre le tissu des organes génitaux et Iletissu parotidien, et il explique ainsi la répercussion qu’on observe au niveau de la parotide lors de traumatismes portant sur les ovaires. On conçoit que de ce fait, la pathogénie des parotides post-opératoires n’ail pas gagné en précision,

Cette pathogénie vit sur ces données pendant quelque temps quoique des observations nouvelles soient publiées en 1888 par Moricke. Celui-ci n’essaie pas ‘de modifier les théories admises jusqu'à lui, les explications de Mattweff le satisfont, tout comme Macdonald d’ailleurs, qui en publie une observation à la même époque dans l « Edimburg Journal »; somme toute, la théorie de la sympathie résume à cette époque, la pathogénie de Ia parotidite post-opératoire. |

Aux lumières ‘de la bactériologie, grâce à dl’asepsie et l’antisepsie qui révolutionnent le domaine chirurgical, des idées nouvelles se font jour, on attribue une juste place à l'infection. Claisse et Dupré, dans une étude expérimentale des plus serrées, montrent le rôle de l'infection canaliculaire et ascendante dans la production des parotides.

Dans une étude de Ginner sur les parotidites aiguës dans les états cachectiques et les affections chroniques, étude parue en 1901, nous relevons deux cas de parotidite survenue après opération abdominale, gastrostomie et gastro-entérostomie. Malgré la condition de leur apparition, l’auteur n'a pas son attention attirée sur le traumatisme opératoire.

Bossert, dans sa thèse intitulée: Contribution à l'étude des parotidites infectieuses, et soutenue en 1902, rapporte 3 observations personnelles, qu'on peut carrément étiqueter: parotidites post-opératoires. Mais il faut arriver à Benoît (1902) pour trouver un travail d'ensemble sur la question.

Depuis, les discussions sur la question se sont multipliées. Condamin, en 1903, pose la question devant la Société de chirurgie de Lyon, Morestin en 1907, devant la Société chirurgicale de Paris. Il en résulte que l’on signale encore des cas nouveaux de parotidite post-opératoire.

À Bordeaux, M. le professeur Chavannaz rapporte deux cas particulièrement intéressants, qu'il fait suivre de considérations pathogéniques, cette publication est l’occasion de la thèse de Pellé.

Depuis, Morel, de Paris, 1907-1908, Pasqualini, de Mont-

ICS ANR

pellier, 1908-1909, se livrent à de nouveaux essais sur la question. Le premier fait surtout une étude pathogénique et expérimentale. :

Rives et Soubeyran, en 1908, réunissent les différents faits intéressant la question et tentent une mise au point, le premier dans une revue générale de la «Gazette des Hôpitaux », le deuxième dans un article des « Archives générales de chirurgie », 1908. |

De ce court exposé historique, on déduira facilement que les différents côtés intéressants de la question ont été déjà abordés même à plusieurs reprises; c’est par conséquent une sorte de mise au point que nous nous proposons dans ce travail.

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