‹ Contribution à l'étude des Parotidites Post-OpératoiresChapitre 7 sur 20 · SAT AUS · texte numérisé non relu

SAT AUS

Dix jours après l'opération Ja tuméfactlion. a augmenté de volume; elle est rouge, chaude, luisante, douloureuse spontanément et à la pression. Température 3806, Trismus accentué, difficulté de l'alimentation, Incision: pus mal lié en très petite quantité, On coplinut 1?s pansements et les lavages.

Entre temps, l'opération portant sur le périnée donne toute salisfaction, Pas de traces de suppuralion. Néanmoins, la malade se sent très alffaiblie et semble indifférente à ce qui se passe autour delle,

Une semaine plus lard, nouvelle poussée parotidienne, mais du côté gauche, pansements humides, guérison en 48 heures.

LA malade quitte définitivement l'hôpital complètement guérie.

OBSERVATION IX (Boursier in thèse Pellé)

Epithélioma primitif du corps de l'utérus. Hystérectomie abdominale totale. Parotidite double nendant les suites opéra

toires. Guérison.

Mme D.., 47 ans, diagnostic de cancer du corps de l'utérus; hystérectomie abdominale {olaie, Anesthésie chloroformique, usaue de a pince à langue. Suites opératoires immédiates excel- Lntes Le septième jour, syncope, la malade reste shockée toute la journée et le:soir la température était à 3509, et le pouls à 100. Deux jours après, le neuvième après l'intervention, par conséquent, gonflement douloureux dans la région parotidienne droite. gône de la masticalion, difficulté d'alimentation. Trois jours plus lard, la parotide gauche se prend à son tour amenant ainsi une double {uméfaction parotidienne, apyrétique comme la première, atlénualion, puis guérison complète au bout de deux

semaines.

OBSERVATION X (Chavannaz, in thèse Pellé.

Appendicectomie. Parotidite gauche. Guérison.

Homme, 27 ans. Appendicite avec gros abcès Opération, Suites favorables. Au septième jour, la température monte à 5% 3: parotiditce gauche suivie de paralysie du facial, Au bout de cinq jours on incise, il coule beaucoup de pus contenant du staphylocoque pur, Le guérison s'obtient en quelques jours; la paralysie faciale disparaît,

OBSERVATION XI (Chavannaz, in these Pellé.

Gastro-entérostomie pour néoplasme du pylore. Parotidite suppurée. Guérison.

Michellc D.., 48 ans, entre à l'hôpital 1e 25 juillet 1906, pour douleurs abdominales apparues depuis 5 mois environ lle est admisc dans le service de M. le professeur Lanelongue, salle £, lil 21

Antécédents héréditaires. — Rien à signaler Père et mère bien portants.

Antécédents personnels. — Pas de maladies graves dans Ten-

fance, Réglée à 14 ans assez irrégulièrement avec, à chaque fois, de l'ayance ou du retard. Durée, 8 jours, Pas de perles bianches A 28 ans, un premier accouchement à terme; se lève yuinze jours : près l'accouchement. Reprise des règles vers le 5% jour environ. Depuis, la mensirualion est restée à peu près norme

Histoire de la maladie, — Il y a un mois, à la suite de fatigue, dit-elle, elle commença à souffrir du ventre; puis la menstruation s'arrêta et à la suite s'installa un écoulement sanguin

rosé incessant qui ne s’est pas arrêté jusqu'a aujourd hui

Pendant les premiers jours, la malade continue son travail. puis les douleurs deviennent plus violentes; elle eut des vomissements, des frissons, de la fièvre et fut obligée de s’aliter. Elle prétend même avoir eu vers le 2et 3 juin des vomissements de sang. 1e }

Depuis elle a beaucoup maigri et est constipée.

L'examen fait à cette époque donne les résultats suivants: Col utérin et corps normaux. Les annexes droites sont volumineuses, douloureuses, immobiles et rénitentes. Les annexes gauches son! à peu près normales.

Cet état reste stationnaire pendant quelques jours, la malade est mise au repos, avec de la glace sur le ventre.

Quelques jours après son entrée, sans causes apparentes, ja malade vomit du sang assez abondamment. L'examen de l'estomac reste négalif. Mais 2 jours après ce premier vomissement, la malade vomit de nouveau des malières noirâtres qui sont reconnues pour être du sang altéré. Et depuis cette époque, presque tous les 2 ou 3 jours, la malade a des vomissements de sang On croit à de la simulation, la malade provenant du fort du Hä. Mais ces symptômes inquiétants continuant sans rémission, on songe à l'existence d’une tumeur stomacale, et l'intervention est décidée et pratiquée le 4 septèémbre 1995 par M. le professeur agrégé Chavannaz.

Opération — Laparotomie médiane sous-ombilicale.

On trouve à côté du pylore une tumeur du volume d'un gros œuf de poule, avec de la périgastrite très nette. Quelques adhérences aux organes voisins et en particulier avec la vésicule biliaire. Ces adhérences cèdent d’ailleurs assez facilement, Gastro-entéroslomie par la mélhode transméso-colique de von Hacker.

Suiles opératoires. — La malade présente le soir même de l'opération quelques vomissements bilieux. La température est de 37e le matin, 3705, le soir. Le pouls est bon et bat à 98 La nuil est calme. Le lendemain, état stationnaire, Température du malin 370, pouls 88. Le ventre nest pas douloureux. Le soir, la température monte vers 3802 pour redescendre à 37° le matin

du troisième jour. Les vomissements ont disparu. La malade se

sent très bien, quand le quatrième jour la température, qui depuis l'opération oscillait le malin autour de a normale, s'élève brusquement à 3804, pour atteindre 39° le soir de ce méme jour, La nuit suivante se passe dans une agitation extréme. La malade ressent des douleurs vagues du côté gauche du cou, au niveau de l'articulation temporo-maxillaire, douleur génant les mouvements de mastication et de déglutilion.

Le lendemain au niveau de cette région lemporo-maxillaire gauche, immédiatement au niveau du conduit auditif, une tuméfaction douloureuse au palper. La tempéralure se maintient à 3826 pour atteindre 392 le soir de ce même jour, le cinquième après l'intervention. Dans les jours qui suivent, 1a tuméfaction parolidienne s'accroît, irradie du côté du cou et de la face. Les mourvements du maxillaire inférieur sont très limités et lalimentation difficile, la soif vive.

Dans les jours qui suivent, on observe une légère diminution de la tempéralure, en même temps, qu'on perçoit une sensatioi. de fluctuation sur un point assez limité situé au-dessous du conduit auditif. Une incision est pratiquée le treizième jour et donne issue à une certaine quantité de pus sanguinolent.

Les phénomènes fébriles s'amendent un peu, mais le dix-septième jour la température remonte encore vers 3806 et une nouvelle incision est pratiquée avec dilacération du parenchyme glandulaire profond.

La température redevient définitivement normale le vingtième jour et la malade sort guérie quelques jours après.

La plaie abdominale n’a suppuré en aucun moment el sa ci-

catrisation s’est effectuée vers le douzième jour.

OBSERVATION XII (Inédite) (Due à l’obligeance de M. René Villar, interne des hôpitaux), Hernie inguinale droite. Cure radicale. Parotidite post-

opératoire. Guérison.

J. C. 50 ans, conducteur de diligence, entre à l’hôpital Saint- André le 1er mai 1911, salle 19, dans le service de M. le pro-

mire

fesseur Villar, pour se faire opérer d'une hernie inguinale droite.

Rien à signaler du côté des antécédents héréditaires. IL na jamais été gravement malade, Il n'accuse ni fièvres infeclieuses ni éruptives; pas d’oreillons.

Dort sur le côté droit.

À 16 ans chute d’un deuxième étage entraînant des contusions multiples et une fracture des deux os propres du nez.

Deux œu trois blennorrhagies entre 20 et 30 ans. Aurait contracté la syphilis à ia même époque; ne s’aperçut pas de l’accident primitif; pas de roséoie; présenta à l’âge de 24 ans une large ulcération située sur la face externe de la jambe gauche, ulcération qui se montra rebelle à toute médication jusqu’au jour où son médecin eut l’idée de lui faire suivre le traitement spécifique qui fit merveille. Depuis, n’a cessé de prendre du mercure à intervalles réguliers; s’est marié et a eu trois enfants qui ont foujours joui d’une excellente santé. Lui-même s’est toujours bien porté; ne dédaignant pas la cigarette sans être pour cela un grand fumeur, trinquant facilement, il conduisait malin el soir sa diligence par tous les temps, chargeant et déchargeant sa voiture de colis parfois fort pesants.

Examiné à son entrée à l'hôpital il présente une volumineuse hernie inguino-funiculo-scrotale droite qui a débuté douze ans auparavant el s’est accrue lentement. Cette hernie à contenu inteslino-épiploique n’a jamais présenté ni engouement, ni étranglement.

Du côté de la face on note une certaine asymétrie. Le nez est déformé, épaissi dans son ensemble, étalé à la base et légérement dévié du côté gauche. Le malade fait remonter l’origine de cette malformation au traumalisme précédemment mentionné. Il prétend! ne pouvoir respirer que difficilement par le nez; les sensations olfactives sont presque abolies, le sens du goûl très diminué,

A l'examen de la bouche, on remarque une dentition excessiverient mauvaise, dents cariées, chicots, gencives érodées; la langue est sale, Il se plaint d'une légère angine persistante avec sensation de sécheresse dans la bouche; le pharynx paraît en cffct un peu rouge,

Du côté du thorax, léger emphysème. Rien à signalei au cœuf, ni à l’appareil digestif. Légère hypertrophie de la prostate,

L'opération (cure radicale) est effectuée, le 6 mai 1911 par le procédé Bassini-Villar, après large badigeonnage du champ opératoire à la teinture d'iode.

Opération: normale.

Durée: 25 minutes.

Opérateur: docteur L.. chef de clinique.

Aide: l'interne du service.

Chloroformisateur: M. M. externe du service.

A noter la difficulté de l’anesthésie; quatre-vingt-dix grammes de chloroforme ont été employés et le malade à mal dormi d’un bout à l’autre de Tlintervention. Pas d'accidents mais quelques , incidents nécessi'ant l’emploi de l’ouvre bouche, de la pince à langue et de tampons montés. Le cou du malade se trouvait en extension forcée; tandis que de sa main gauche le chloroformisaleur soutenait le maxillaire inférieur et relevait l'os hyoiïde.

Suites opératcires excellentes. Néanmoins dès le soir de lintervention, le malade ne peut uriner seul; nécessité de le sonder deux fois par jour pendant une semaine.

Trois jours après, le malade remarque que sa joue droite devient grosse et dure et il accuse une douleur ea avant de l’oreille. La température qui deux jours auparavant élait à 36°8 monte à 38, de plus il se plaint de la sécheresse toute parliculière de.sa bouche.

Examiné le 10 au matin, on note une tuméfaction de la région parotidienne droile. La peau y est chaude, luisante d’un rouge vineux; cette rougeur empiète sur la région jugale. Les ganglions sous-maxillaires du même côté sont engorgés; pas de ganglions carotidiens. On prescrit des lavages de la bouche avec de l'eau oxygénée diluée et des pansements humides sur la région enflammée,

Les jours suivants, état stalionnaire, même traitement.

Le 14 mai la tuméfaction parotidienne s'est notablement accrue: les ganglions sous-mex Il:i'es forment une masse du volume

d’une gros:e noix; présence de ganglions carotidiens. On note du tri5-

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