‹ Contribution à l'étude des perforations du diverticule de MeckelChapitre 20 sur 22 · ET ES · texte numérisé non relu

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sa porlion célique et dans les deux segments du grêle, On trouve des lésions lvpiques au niveau des nombreuses plaques de Pever,

Ocsenvarion XXX (FarsrrAn) ù

Perforation diverticulaire, avec perforation d'origine typhique, Mort. REY 3»

IT, de 36 ans, présente, dans le cinquième septenaire de Ja maladie des signes de péritonite par perforation, qui nécessitent la laparatomie. Le péritoine contient du pus et des matières stercorales ; à droite, on constate la présence d’un diverticule de l'iléon présentant à sa pointe une perforation assez large pour admettre l'extrémité du doigt et ayant donné naissance au contenu abdominal. Mort.

L'autopste, outre la perforation, montre de nombreuses perforalioes sur la muqueuse diverticulaire.

OBsEnvarTion XX XI (Harsrea»)

(cas observé par le D' ScHxRŒDER)

Un homme de 45 ans présente dés symptômes de péritonite dans le deuxième septenaire d’une fièvre typhoïde.

Laparatomie. — On trouve une perforation du sommet d’un diverticule présentant des adhérences avee la paroi abdominale antérieure, à droite de l'ombilie et près de l’épine iliaque antérosupérieure. Le diverticule fut séparé de ses adhérences et la perforation suture. Mort,

Osservarionx XXXITI (Personnelle)

Péritonite septique diffuse par perforation d'un diverticule de Meckel, au cours d'une typhoïde. (Service de M. le professeur agrégé A. Clerc.)

La malade, âgée de 22 ans, entre dans le service le 9 septembre 1921, dans un état typhoïde très accentué ; elle est très

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difficile à interroger ; eependant, elle aurait réssenli, trois ou quatre jours auparavant, une douleur violente dans le ventre, sans que l’on puisse en faire préciser le siège, Elle a été obligée de s’aliter. Cette douleur a été subite, sans prodromes, sans phase de mauvais état général préalable,

Antécédents. — Peu de renseignements. Nous avons pu cependant établir qu’elle n’a pas eu d’antécédents génitaux.

Symptômes à l'entrée. — Aspect général : La malade est extrêmement prostrée et répond à peine aux questions qu’on lui pose, elle offre le tableau d’une infection généralisée intense, la maioreur est très accentuée, les ailes du nez pincées, les yeux cernés, la langue saburrale, la bouche sèche, les lèvres fendillées, les dents fuligineuses.

La température est au-dessus de 40, le pouls à 110. I n'y a pas de vomissements, mais une diarrhée ocre tachant la chemise,

Appareil digestif. — 1'abdomen est légèrement ballonné et il existe du gargouillement dans la fosse ihaque dreite ; on ne constate pas de taches rostes lenticulaires, le ventre n’est pas contracturé.

L'examen de la gorge et de la bouche ne révèle rien d’anormal

Le foie n’est pas augmenté de volume. La rate est percutable sur quatre travers de doigts, on ne peut la palper.

Appareil respiratoire. — Quelques râles de congestion aux deux bases.

Appareil circulatoire. — Cœur de volume normal, aucun signe

à l’auscultation. L'examen du système artériel et veineux ne révèle rien de particuher.

La tension artérielle est de 11-7 1/2 au Pachon.

Appareil uro-génital. — Rien à noter. Les urines sont rares et hautes en couleur, elles renferment une légère quantité d’albumine, mais pas de sucre.

Système nerveux. — Réflexes normaux. Pas de signe de Babinski, pas de troubles oculo-pupillaires.

En somme, l'impression clinique qui se dégage de l'examen est celle d’une dothientérie. On institue le traitement par les bains toutes les trois heures et la diète lactée.

10 et 1T septembre. — Même état. La température reste en plateau et ne se trouve pas influencée par les bains. On constate

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sur l'abdomen l'existence de trois ou quatre taches érythémato papuleuses de la grosseur d’une tête d’épingle.

Le pouls est à 105, mais les battements restent bien frappés.

Bains, injections de spartéine et d'huile camphrée. :

12 septembre, — La malade paraît se réveiller et aller mieux ; on constate que l’éruption de taches rosées s’est généralisée à tout l'abdomen, il en existe aussi dans la région lombaire et les flancs. La température se maintient entre 4002 et 4005.

13, 14, 15, 16 septembre. — Même état et mêmes symptômes, la malade paraît somnoler continuellement. L’amaigrissement s’accentue, la diarrhée persiste.

17 septembre. — On s'aperçoit, à la visite du matin, que la température s'est abaissée à 3808, alors que le pouls reste à 120 et, dans l'après-midi, on a remarqué un changement notable dans son état : la torpeur s’est accentuée, le nez s’est pincé davantage, tout le visage a pris un aspect hautement infecté. Le soir, la température est remontée à 3908, le pouls à 120, les bains sont continués.

18 septembre. — La température s’abaisse encore à 3804 le matin, pour remonter à 3902 le soir ; l'aspect de la malade éveille l’idée d’une perforation, mais, en raison de son asthénie antérieure, on ne peut porter le diagnostic d’une façon ferme. ,

19 et 20 septembre.—- La température tend à remonter à 3992- 4002, le pouls reste à 120. L’abdomen est toujours légèrement ballonné, mais sans aucune contracture, la malade ne se plaint d'aucune douleur, même à la pression, les taches rosées per” sistent. <

21 septembre. — Mème température, l’amaigrissement devient extrême et la malade a un aspect véritablement squelettique, les mains sont décharnées, le visage montre tous les reliefs osseux, les yeux sont enfouis dans leur orbite, le nez pincé.

Il existe de la diarrhée, mais pas de vomissements. Les bruits du cœur deviennent sourds et mal frappés, ils tendent à prendre le rythme fœtal. Les bains sont supprimés, en raison de l’état du cœur, On injecte à la malade de la spartéine et de l'huile camphrée. Elle tombe dans le collapsus et s'éteint à 7 heures du soir, sans avoir repris Connaissance.

Autopsie le 23 septembre, — À l'ouverture de l'abdomen, on

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voit s’écouler hors de la cavité péritonéale un liquide purulent. Les anses inteslinales sont agglutinées par des fausses membranes, surtout épaisses au niveau du petit bassin, où se trouve le maximum des lésions : nappes de pus verdâtre, mal hé et fausses membranes tapissent les cul-de-sac péritonéaux.

L'examen méthodique du tractus intestinal permet de constater l'existence d’un diverticule du grêle, en forme de doigt de gant, long de 4 em. environ, large de 4 em. 1/2, situé à environ 90 em. de la valvule iléo-cœcale. Le diverticule, par sa situation conime par sa forme, répond au diverticule de Meckel. I porte à son extrémité une perforation de la grosseur d’une tête d’épingle à bords arrondis et taillés à l’emporte-pièce. La pression de l’intesuin en fait sourdre du contenu intestinal. Le grand axe est très oblique par rapport à l’iléon, une incision pratiquée nous montre, au niveau de son abouchement, un repli de lPintesun dinunuant la lumière du diverticule et formant un diaphragme, un toit incomplet à cet appendice iléal. À Pintérieur, il n'y a pas la moindre trace de corps étrangers, la perforation siège au niveau d'une uleération. La muqueuse montre des replis analogues à ceux de la muqueuse intestinale. :

Toute la muqueuse du grêle, dans la portion comprise entre le diverticule et l’ampoule cœcale est tapissée par une série d’ulcéralions très particulières. Celles-ci sont distribuées sans ordre, les unes voisines de l’attache du mésentère, les autres sur le bord : elles sont à grand axe transversal, celui-ci varie de 5 mm. à 1 em., le petit axe est de 2 à 5 mm. Les bords sont réguliers, dans les unes, ils paraissent taillés à l'emporte-pièce, dans les autres, ils sont légèrement surélevés. Leur fond est formé par la musculeuse. Au voisinage de la valvule 1léo-cœcale, existe une grande ulcération longue de 5 em. environ, formée vraisemblablement par plusieurs ulcérations confluentes et où la partie ulcérée voisine avec des parties végétantes. Il existe des plaques de Pever légèrement tuméfiées. L’appendice est sain, il en est de même pour le gros intestin et Îles autres viscères. L'examen microscopique des ulcérations à montré qu'elles étaient d’origine tvphique.

. Une hémoculture faite le 10 septembre et un sérogiagnostic en T. A, B. examiné le 14 septembre étaient restés négatifs,

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Nous avons trouvé dans la Thèse de Bienvenue, une observation publiée dans le Bulletin de la Société Anatomique de décembre 1908, une observation dans laquelle il est question de lésions du diverticule au cours d’un fièvre typhoïde mais nous n’avons pas pu savoir si la perforation s'était produite sur le diverticule ou l’anse intestinale voisine.

OgBsEervaATION XXXIITI (TscHikNAUEROr)

Sarcome du diverticule avec perforation.

F. de 62 ans morte sans renseignements cliniques sur lhistoire de la maladie.

Autopste. -— On trouve, dans la cavité abdominale, un éxsudat séro-purulent qui fait accoler tous les viscères abdominaux les uns aux autres. Dans la partie déclive, on trouve un litre de hquide rouge-brun, purulent. À un mètre de la valvule de Bauhin, on trouve une anse iléale tordue trois fois sur elle-même, à laquelle pend uñe masse grosse comme le poing : de l'intestin, on peut facilement de haut en bas y faire passer une sonde. La paroi de celte masse est noire el s’est ouverte par néerose dans la cavité abdominale. La coupe faite après fixation au formol a montré : que lintérieur est rempli d'une masse néoplasique molle, dissociée.

L'examen microscopique à montré qu'il s'agissait d’un sarcome fuso-cellulaire.

Autre d'indication, nous mentionnons 1e1 quelques’ observations concernant les perforations du divertcule de Meckel.

O8s. XXXIV. AscHan:(T.-G.). — Un cas de diverticule’ de Meckel perforé par un corps étranger. {Finsker læ karesællsk

Handlung, Helsingfors, 1907, FL. 11.)

© Os. KXXv. ee -— Péritonite aiguë par perfor ation du Re de Meckel. fée ue Fe $e. As di Bolo gna. ) *

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