‹ Contribution à l'étude des perforations du diverticule de MeckelChapitre 7 sur 22 · FRÉQUENCE · texte numérisé non relu

FRÉQUENCE

La présence du diverticule de Meckel ne constitue pas une anomalie excessivement rare, puisque la moyenne des différentes statistiques établies dans les pays les plus divers montre que lon trouve 1 diverticule pour 77 sujets (exactement 126 pour 9.672 autopsies, soit 1,30 0/0), et encore, Forgue et Riche, Bienvenue, estiment que ce chiffre est inférieur à la réalité. Dôpfner fait remarquer la grande fréquence du diverticule dans la race anglaise, 2,38 0/0 ; en France, 1,85 0/0, et dans l’Europe centrale, seulement 0,77 0/0. Est-ce pour cette raison que l’on trouve la littérature anglo-saxonne si riche en observations sur le divertieule de Meckel ? Ou bien, ces auteurs se sont-ils attachés plus spéciale ment à en décrire la pathologie ? La plupart sont

ce VS

d'accord sur ce fait (et notre statistique le démontre évalement), que les lésions du diverticule se montrent beaucoup plus souvent chez les hommes que chez les femmes ; de même, on considère généralement que le nombre de porteurs de diverticules est plus orand dans le sexe masculin. Ainsi, Hilgenreiner donne comme proportions : 2,56 0/0 chez l’homme et 1,63 0/0 chez la femme. Or, nous avons trouvé une statistique de Dôpfner tout à fait inverse et danslaquelle 1l déclare que, sur un même nombre de “sujets des deux sexes, autopsiés, on a trouvé 214 fois un diverticule chez la femme et 102 fois seulement chez lPhomme. Il serait bon de faire de sérieuses recherches, afin d’essayer de mettre ces chiffres en harmonie.

- Les mêmes différences se retrouvent en ce qui concerne la pathologie du diverticule : les uns trouvent que ses lésions constituent une rareté, les autres admettent (toutes proportions gardées, bien entendu), qu'il devient facilement pathologique ; nous sommes de ce dernier avis, d’accord en ceci avéc Cahier, Forgue et Riche.

En clinique, on devra done compter avec lui et,

en tout cas, y penser.

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