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Cette observation se rapproche étrangemyent de la nôtre, dans les deux cas il s’agissait de malformation utérine ou de vice de position de la présentation. Le résultat était le même. On pouvait parler de grossesse angulaire. Certes, ce ne sont pas des cas extrêmement fré- | quents et (Grasset ne semble pas en avoir retrouvé de cas dans les quelques 600 dossiers qu’il a dépouillés.
Il n’en reste pas moins que c’est là une éventualité à laquelle il faut songer, même chez ùüne femme multipare qui aurait eu auparavant des grossesses normales ou même des curettages sans incident.
Le seul moyen de les reconnaître à temps serait de faire une hystérographie systématique, moyen bien radical, mais difficilement applicable dans la pratique, dangereuse même dans certains cas.
D'ailleurs la grossese angulaire, même reconnue antérieurement au curettage ne pourrait qu'inciter à plus de précaution.
Et pour rejoindre les conclusions de Portes, Xarangot et Thoyer Rozat : même averti du cas spécial auquel on s’attaque ce n’est pas une raison suffisante pour que l’accident ne s’en produise pas moins.
En insistant sur ce point de détail étiologique et anatomo-pathologique, bien spécial, nous n’avons eu d’autre but que de signaler là un cas bien particulier qui croyons-nous n’a jusqu’à présent retenu l’attention d’aucun auteur.