‹ Contribution A L'Étude Des Perforations Utérines Instrumentales Au Cours Du Curettage Post-Abortum A Propos D'Un Cas PersonnelChapitre 9 sur 26 · A. LES LÉSIONS UTÉRINES · texte numérisé non relu

A. LES LÉSIONS UTÉRINES

« Ne perfore pas un utérus gravide qui veut » pourrait-on dire, ou mieux : pour qu’un utérus soit perforé au cours d’un curettage il faut qu’il soit dans des conditions anatomiques bien spéciales.

En effet, mises à part les transformations des parois utérines sur lesquelles nous avons insisté, il existe, du fait de l’avortement criminel ou non, des lésions utérines que.l’on retrouve avec une quasi constance lorsqu'on est obligé de pratiquer une hystérectomie dans les heures qui suivent le curettage.

Que la lésion utérine siège sur l’isthme comme on peut le rencontrer, ou sur le corps utérin comme c’est la règle, sur le fond ou sur une face antérieure ou postérieure, on rencontre en général une des lésions infectieuses suivantes :

—— soit des abcès utérins, ils traduisent l’évolution des processus infectieux périlymphatiques ou périvasculaires

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connus et étudiés depuis peu de temps, ils sont en réalité assez rares.

Tous les auteurs s'accordent à reconnaître leur origine traumatique criminelle, l'infection ce déveloprant primitivement au point lésé ; il peut ainsi y avoir un ou plusieurs abcès, un seul ou plusieurs étant à l’origine de la perforation. ANS LUN

= soit des gangrènes utérines, elles sont fréquentes, considérées autrefois comme primitives, on,s’accorde à penser, à l’heure actuelle, qu’elles sont également d’origine traumatique criminelle.

D’étendue plus ou moins vaste, elles peuvent se compliquer secondairemént de perforation. Ces lésions gangréneuses, antérieures à tout acte chirurgical, se distinguent en général assez facilement des lésions analogues développées à la suite de la perforation.

— soit des lésions d’infarctus utérins. C’est certainement à Mondor que revient le mérite de les avoir le mieux étudiées. Ils sont aussi le fait d’un traumatisme, celui-ci pouvant se résumer «en une injection intra-utérine par eau de savon notamment.

Leur éthiologie semble beaucoup plus complexe en réalité. Au traumatisme proprement dit viennent se surajouter des lésions d'ordre clinique, toxique et infectieuse.

Toutes ces lésions, si elles ne sont pas de règle, sont si fréquentes, qu’il semble inutile d’insister sur la prudence à observer au cours: d’un curettage post-abortum.

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