OBSERVATION N° 19. M. X
Infiltrat diffus de tout le lobe supérieur gauche. Indication d’exérèse,
Intervention, avril 1952 : Lobectomie typique et sans difficulté. A noter cependant, une moucheture péricardique qui n’est pas suturée. Pas d’injections de streptomycine « in loco situ ».
Suiles : Difficiles malgré le P.A.S. I.V. et la streptomycine., Mauvais drainage. Constitution d’une poche liquidienne importante nécessitant plusieurs ponctions. Au dixième jour, tacycardie à 100 au moindre effort. On découvre alors des frottements péricardiques et, à la radioscopie, une ombre cardiaque importante. Dix jours plus tard, pendant le traitement à la streptomycine, disparition progressive des frottements péricardiques et constitution d’une petite pleurésie de la base droite qui n’est pas ponctionnée.
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Trente jours plus tard, hématuries. abondantes et persistantes. Mais inoculation des urines au cobaye négative. Trois mois plus tard,
tous les examens sont négatifs. Le cœur est devenu normal. Le malade accuse encore quelques palpitations.
OBSERVATION N° 20. — M. D.., 42 ans.
Volumineuse caverne du sommet gauche dont le début remonte à 1943. Pneumothorax avec section de brides en 1949. Perforation avec liquide purulent contenant des bacilles de Koch. Première indication de lobectomie refusée par le malade. Amélioration de D l’état général par la streptomycine. Une deuxième indication est PAL alors posée. Le malade présente à ce moment, un épanchement ps purulent, contenant des bacilles de Koch. Une sténose de la bron- | che souche gauche et, à la radiographie, une double image claire du sommet gauche.
Intervention, octobre 1951 : Pleuro-pneumonectomie. Décollement difficile en extra-pleural, dissection difficile du pédicule. Pas de moucheture péricardique notée. Ouverture de la poche pleuraïe en avant et à la base. Mais elle est cependant enlevée en totalité.
Suites : Malgré les antibiotiques et les ponctions, persistance d’un épanchement séro-hématique louche contenant des bacilles de Koch. Au quatrième mois, thoracoplastie de 8 côtes. Quinze jours plus tard, on constate de la cyanose de la face et des extrémités, des œdèmes des membres inférieurs, de la dyspnée, un gros cœur paraissant totalement dévié vers la droite et une pression veineuse à 24 cm. (T.A. 11/9). Tentatives infructueuses de ponctions du péricarde. Huit jours plus tard, la péricardite est confirmée par le cardiologue sur les électrocardiogrammes et par l’examen du malade qui présente alors des signes d’insuffisance cardiaque avec oligurie, œdèmes, hépatomégalie, cyanose, dyspnée ct gros cœur. Dix jours plus tard, deux ponctions du péricarde ramènent 600 ec. et 1.200 ce. de liquide dont les cultures restent stériles. Trois mois plus tard, persistance du frottement péricardique et de la tachycardie à 126. Pas d’autres signes cardiaque ou péricardique. Température oscillante. Epanchement pleural de Ja base droite. Les ponctions du péricarde ramènent 200 cc. d’un liquide séro-hématique. Amélioration passagère avec disparition des œdèmes et du gros foie. Puis reprise de la température et de la dyspnée. Nouvelle amélioration et rechute encore. Enfin dyspnée subintrante, avec cyanose. Décès.
La vérification montre un péricarde de 2 cm. d'épaisseur, fibreux, avec 200 cc. de liquide séro-hématique.