‹ Contribution à l'étude des péricardites après exérèse pulmonaire pour tuberculoseChapitre 16 sur 21 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

La rareté relative de la péricardite après exérèse pulmonaire pour tuberculose et les difficultés que nous avons eues pour réunir un nombre suffisant de documents complets, rendent l’étude clinique de cette complication, difficile.

Nous avons pu, cependant, malgré l’extrême polymorphisme de la scène clinique, dégager de toutes nos observations, un certain nombre de tableaux et de notions essentielles.

Nous étudierons donc, la date d’apparition, les manifestations cliniques, les éléments du diagnostic, l’évolution clinique et le pronostic.

La date d’apparition.

La date des premières manifestations cliniques n’est apparente que dans 17 observations. Dans 3 observations (Obs. 1, 10, 14), la péricardite fut uné découverte de vérification anatomique.

Nous avons ainsi noté que cet accident a été décelé à

des dates extrêmement variables d’un malade à l’autre.

1 cas au 4° jour 1 cas au 10° jour 3 cas au 15° jour l#eas aut21 Jour 1 cas au 25° jour 1 cas au 28° jour 1 cas au 40° jour

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I n’est donc, malheureusement, pas possible de fixer un délai précis à la traduction clinique ‘de l’atteinte péricardique et il est probable que Ia date de la constatation de la péricardite ne correspond pas au début réel de cette complication, étant donné le caractère torpide et trompeur de cet accident et les difficultés que présente son diagnostic.

Manifestations cliniques.

Les manifestations cliniques de la péricardite après exérèse pulmonaire pour tuberculose sont parfois assez évidentes pour que le diagnostic soit fait et le traitement institué, d'emblée (Obs. 11 et 15). Mais bien souvent l'allure torpide de cet accident n’évoque pas la complication et ce n'est que l’apparition de quelques symptômes qui orientent les recherches.

— Dans deux observations, (N°° 4 et 20), nous avons trouvé décrit un tableau typique de la péricardite avec asystolie hépatomégalique, cyanose, turgescence des jugulaires et augmentation de la pression veineuse. Ces éléments ont orienté le diagnostic clinique que sont venues confirmer les données d'examen du malade.

Day, TUTTLE, O’BRIEN, HAMPTON et JACKSON signalent que l’une des péricardites qu’ils ont observée après exérèse pulmonaire pour tuberculose a évolué avec ascite.

— Dans une observation (N° 7), l'attention fut attirée par une ascite manifeste. Mais cette malade présenta aussi

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un épanchement pleural cachant un petit foyer pulmonaire. Aussi peut-on considérer que dans ce cas l’ascite ne répondait vraisemblablement pas à un éfat d’asystolie, mais témoignait beaucoup plus probablement d’une polysérite de caractère miliaire dont les épanchements péricardiques, péritonéaux et pleuraux traduisaient les manifestations multiples et dont nous retrouverons trois autres exemples typiques (Obs.-18, 19, 20).

— Dans 3 observations, (Obs. N°° 3, 5, 13), nous avons trouvé des signes d'autre ordre : nous avons en effet noté que les malades accusaient soit des douleurs thoraciques gauches, soit de la toux, soit de la dysphagie au moment où l’examen radiologique donnait la clef du problème.

— Dans 4 observations (Obs. N°° 9, 12, 13, 17), l'attention fut attirée par des signes d'insuffisance ventriculaire gauche. Soit asystolie gauche, soit simplement œdème pulmonaire avec ses manifestations typiques de toux quinteuse, expectoration mousseuse et dyspnée. Dans tous ces cas, il y eut régression spectaculaire des signes par le traitement médical et les ponctions.

Déjà notées par ALEXANDER au nombre des complications de l’exérèse pulmonaire pour tuberculose, ces défaillances cardiaques sont, peut-être, l'explication des asvstolies, survenant au sixième ou même au huitième mois après l'intervention, signalées par DurourT, M. BÉRARD, OLLAGNIER et R. TOURAINE, et probablement, aussi, des accidents ou troubles cardio-vasculaires post-opératoires de caractère mal défini dont parlent M. BÉRARD, JACQUEMET et ARRIBEHAUTE, à propos de leurs premiers malades, traduction bien possible d’une péricardite alors méconnue.

Si ces quelques remarques montrent que parfois la péricardite se traduit par des signes qui attirent lattention, bien plus souvent cet accident revêt un caractère torpide, quand aucun symptôme net n'apparaît pouvant faire penser à une atteinte péricardique.

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