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— 4 autres observations (Obs. N° 7, 18, 19, 20) posent un problème différent. Le caractère miliaire de cette complication nous a semblé affirmé par la notion de polysérite. Chez tous ces malades, incidents péritonéaux, épanchements pleuraux contro où homo-latéraux séro-fibrineux et accidents méningés sont notés. Et la dissémination bacillaire hématogène post-opératoire nous a semblé assurée par la notion d’hématurie rapportée par l'observation N°19
Nous pensons donc que la péricardite ne représente pas une complication post-opératoire propre à l’éxérèse pulmonaire pour tuberculose, mais une véritable complication de la maladie tuberculeuse qui a déterminé l’acte opératoire et qu’elle entre dans le cadre des accidents séreux qui peuvent venir compliquer toute intervention chez les bacillaires.
Dans tous les autres cas, la pathogénie de la péricardite nous a semblé assez mystérieuse. Il nous a paru difficile d'affirmer une relation entre la péricardite et une pleurésie purulente. Si dans l’observation N° 4 la péricardite était
associée à un empyème —— et dans ce cas on peut se demander s’il ne s’est pas agi d'infection par contiguité ou de la rupture d’un garglion caséeux — par contre, dans
l'observation N° 3, l’empyème n’est apparu qu'après la péricardite et, dans de nombreux cas, la péricardite est restée isolée sans que se manifestent par la suite des complications pleurales.
Sans doute peut-on se demander si un ensemencement direct du péricarde en cours d'intervention ne peut pas être tenu pour responsable des accidents. Mais bien qu’une simple moucheture inapparente soit susceptible d’inoculer la séreuse et de provoquer une réaction inflammatoire secondaire, dans certaines de nos observations, au moins trois (Obs. N° 5, 13, 17), le péricarde n’avait indiscutablement pas été ouvert lors de l’exérèse.
Il semble donc que dans ces cas, la pathogénie de la péricardite reste assez mystérieuse encore actuellement.