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L’autopsie révèle l’existence d’une péricardite très évolutive. Péricarde épaissi, congestif, lésiohs de péricardite exsudative très manifeste sur le feuillet viscéral.
OBSERVATION N° 2. — Mile M.., 20 ans.
Depuis 1951, importantes lésions Gauche à type pneumonique qui s’excavent rapidement. Création d’un pneumothorax qui se complique, dans les semaines qui suivent de perforation. Pleurésie purulente. Tentatives de ponctions et de lavages poursuivies un mois sans succès. Baisse rapide de l’état général. C’est alors que, malgré l'importance des doses de streptomycine reçues par la malade (180 grammes), on décide d’intervenir sans méconnaitre les risques d’une telle indication.
Intervention, mars 1952 : Pleuro-pneumonectomie.
En cours d’intervention, petite moucheture péricardique lors de la ligature de la veine pulmonaire inférieure. Pas de suture du péricarde. Il est difficile de décortiquer complètement la ptèvre pariétale au contact du diaphragme. Le sac pleural n’a pu ainsi être enlevé en bloc et le champ pulmonaire sera largement souillé de pus en cours d'intervention.
Suites : Fébriles. Au huitième jour, évacuation partielle de l’épanchement par la partie inférieure de la plaie opératoire. Constatation au quinzième jour d’un élargissement marqué de l’ombre cardiaque. Une ponction du péricarde est alors pratiquée qui retire 125 cc. d’un liquide franchement purulent. Tuberculisation de:la paie et déhiscence de la cicatrice. Malade très dyspnéique.
Décès à la quatrième semaine.
L’autopsie montre un péricarde fibreux épaissi, recouvert de grosses membranes grisâtres qui sont au maximum au niveau de la moucheture péricardique réalisée en cours d’intervention. La cavité péricardique est remplie de pus (1.000 ce.). Le péricarde séreux a également réagit. Il apparaît blanc jaunâtre, épaissi. L'examen histo-pathologique révèle sur les coupes l’existence de cellules géantes.
OBSERVATION N° 5. —— Mille B..., 27 ans.
Volumineuses lésions droites, traitées en 1945 par un pneumothorax intra-pleural. Une symphyse, apparition d’une caverne de base font pratiquer, en 1948, une phrénicectomie, un pneumopéritoine, un pneumothorax extra-pleural. Devant l'insuffisance du collapsus, on pose l'indication d’une exérèse.
AS (v JC
Intervention : décembre 1948.
Pus dans la cavité extrapleurale. Grosse pachypleurite. Pédicule difficile, l’artère pulmonaire se trouvant au contact de volumineux ganglions. Enormes ganglions au contact de la bronche. Suture de la bronche au ras de la trachée.
Suites : Immédiates simples : eu vingtième jour, la malade regagne son sanatorium d’origine. L’épanchement est à deux doigts sous la clavicule.'Le médiasiin est en place. Huit jours plus tard, élévation thermique à 39°. L'examen radioscopique montre une augmentation nette de volume de l’ombre cardiaque dont les contours ne battent pas. La malade accuse alors une douleur œsophagienne et une gêne à la déglutition. Une ponction du péricarde ramène 40 cc. environ de liquide séro-hémorragique. Injection de 1 gramme de streptomycine dans le péricarde en fin de ponction. Dix jours plus tard, la péricardite a notablement rétrocédé (diminution de volume de l’ombre cardiaque). Les douleurs œsophagiernes ont disparu. Deux mois plus tard, lapparition d’un empyème nécessite un thoracoplastie de huit côtes dont les suites sont simples. Cette malade a été revue récemment, plus de deux ans après l’intervention. Elle a repris une activité normale. Il n’existe aucun trouble cardiaque.
OBSERVATION N° 4. — Mme R..., 37 ans.
En 1949, Lobite excavée supérieure Droite chez une malade ayant présenté à l’âge de 18 ans une crise de R.A.A. Création d’un pneu-, mothorax extra-pleural en mai 1950 au cours de laquelle il se produit une perforation. Cette malade est adressée d’urgence.
Intervention, mai 1950 : Pleuro-pneumonectomie. Réalisée au lendemain de la perforation, elle est facile et sans incident.
Suites : Simples malgré la persistance d’une température aux alentours de 38° jusqu’à la troisième semaine.
La malade est renvoyée un an après l'intervention en raison de l'appartion de dyspnée, de température, de cyanose, d’œdèmes des membres inférieurs et d’ascite, Le diagnostic de péricardite ne fait pas de doute et est confirmé par le cardiologue.
La radiographie montre une opacité de l’hémithorax droit. Une ponction de la cavité pleurale découvre un liquide malodorant : pus, qui nécessite la mise en place d’un drain de Monod. Il n’est pas pratiqué de ponction du péricarde. Mais l'ombre cardiaque dont les contours sont plus faciles à discerner après évacuation pleurale, a très notablement augmenté de volume.
L'amélioration de l’état général et la baisse de la température rendent possible la réalisation d’une thoracoplastie.