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coup d’égards, ranger dans les fièvres éruptives, où, à l'exemple de quelques auteurs, je les place en effet. Spécifiques comme elles, comme elles activement contagieux, ils frappent ordinairement la jeunesse. Enfin, et c’est là un fait important, cette maladie ne récidive pas. »
Ces dernières lignes nous mettent sur la trace des rapports encore plus étroits qui unissent les oreillons aux fièvres éruptives. Voyons ce que dit L. Celin de ces rapports (1).
Cet auteur, tout en admettant les influences atmosphériques, qui sont un grand facteur dans la question, déclare qu’il faut, pour les oreillons comme pour les fièvres éruptives, que l'influence épidémique règne pour que cette action de l'influence atmosphérique soit efficace.
Pour les oreillons comme pour les fièvres éruptives, toujours d’après L. Colin, on n'a plus à faire la preuve des faits suivants : transmissibilité par contagion; immunité conférée par une première atteinte; non-sporadicité; fréquence chez les jeunes sujets et les soldats ; atteinte successive de divers groupes de population ; simultanéité des épidémies d’oreillons et des fièvres éruptives.
N'avons-nous pas aussi pour les oreillons une période d’incubation, une période d’invasion, passant il est vrai le plus souvent inaperçues, et une période de détermination locale qui serait la période d’éruption des fièvres érupüves ; une période d'état, le plus souvent fugace, et une période de résolution ?
Toutes ces phases de la maladie, nous l’avouons, ne sont pas trèsnettement tranchées; mais, dit L. Colin (?), «il est bien des cas de fièvres éruptives que les malades promènent dans la rue, sans s’en douter. L'existence de la fièvre ou de tout autre phénomène pathologique intense est-il nécessaire pour faire des oreillons une maladie spécifique ? »
Et, d’ailleurs, nous n'avons qu’à nous reporter au prémier chapitre
(1) Colin, Zapport des oreillons avec les fièvres éruptives. (In Union médicale 1876.) <
(2) Colin, Zdem.
de cette étude pour nous convaincre de l'apparition assez fréquente de bien graves symptômes.
Ainsi la péricardite secondaire que nous avons relevée nous-même dans bien des cas, malgré son peu de gravité, n’en constitue pas moins un point de similitude de plus entre les fièvres éruptives et les oreillons, etne peut que marquer davantage la place que cette dernière affection occupe déjà dans le cadre nosologique à côté des premiers.
Nous croyons démontré, avec les auteurs que nous venons de citer, que les oreillons entrent dans le cadre des fièvres éruptives et qu’ils peuvent être assimilés, par conséquent, de par leur nature, à la variole, à la scarlatine, à la rougeole, etc. Si leur nature est la même, la même aussi doit être leur symptomatologie, avec quelques variantes cependant. Nous voyons bien en effet, dans la variole, des manifestations méningitiques et péritonéales ; dans la rougeole, des déterminations pulmonaires, pleurales, péricardiques; dans la scarlatine, c’est cette grande séreuse élémentaire, le tissu cellulaire sous-cutané, qui est aïfecté sous la forme d’œdème; c’est le péricarde qui est aussi atteint. Par simple analogie, les oreillons, de par leur nature et leur entrée dans le cadre des fièvres éruptives, doivent pouvoir donner lieu à des
. manifestations sur les séreuses ; nous croyons lavoir démontré pour
le péricarde. Qu’à cause de leur peu de gravité ces mamfestations passent inaperçues le plus souvent, nous l’accordons, mais leur présence possible ne saurait être révoquée en doute.