INTRODUCTION
L'étude des manifestations viscérales dans la série des maladies fébriles paraît de jour en jour acquérir une place plus importante dans la pathologie et la clinique. L'histoire du rhumatisme, en première ligne, de la variole, de la scarlatine, de la fièvre typhoïde, de l’érysipèle, est riche en manifestations viscérales. Pour toutes ces affections, ce sont surtout les grandes séreuses, comme le péricarde, la plèvre, l’arachnoïde et le péritoine, qui sont spécialement intéressées. Le péricarde, de toutes ces séreuses, est celle qui est le plus fréquemment altérée, et sur laquelle porte avec la plus grande intensité l'effort de la pyrexie. C’est également d’une lésion du péricarde que nous allons nous occuper dans ce travail, et d’une lésion survenant dans le cours de la maladie généralement connue sous le nom d’oreillons.
C’est M. le docteur Sarda, chef de clinique médicale à lhôpital St- Éloi, qui a attiré notre attention sur les faits de ce genre et qui nous à fourni les éléments de notre thèse inaugurale, en nous communiquant une série d'observations recueillies dans le service de M. le professeur Combal, observations que ce maître éminent à bien voulu nous autoriser à publier.
Que M. le docteur Sarda daigne recevoir ici l'expression de notre vive gratitude, non-seulement pour ce fait, mais encore pour le bienveillant accueil qu'il nous a réservé dans les salles de clinique et les
enseignements éclairés qu’il n’a cessé de nous prodiguer pendant notre séjour à Montpellier.
Nous ne saurions trop nous féliciter de l’honneur que nous à fait
M. le professeur Hamelin en acceptant la présidence de notre thèse.