HISTORIQUE
La connaissance du phlegmon du ligament large est certes une acquisition ancienne. Mais longtemps sa pathogénie reste obscure et quelque peu fantaisiste. Nicolas Roche (1952) semble le connaître, le classe sous le nom d’abcès de la matrice, et avec lui, Jean not 1582, Guillemeau élève d’Ambroise Paré.
Puzos établit sa théorie de l'infection puerpérale, où il incrimine les dépôts laiteux (Mémoire sur le lait répandu en dépôls laiteux, 1760-1801).
En réalité cette affection n’a été décrite que vers le milieu du xix® siècle. Encore à cette époque ne distinguait-on que mal l'utérus des exsudats et des tumeurs situées dans son voisinage. Duparcque, Bequerel, Lisfranc se contentent d’invoquer l’engorgement. |
Nonat dans sa thèse (Paris, 1832) admet la lymphangite consécutive à la métrite, surtout à la métrite cervicale: Il constate l’infiltration de sérosité et de pus dans le AE ment large, mais sans y insister.
Le travail de Duplay (Arch. de médecine, 1853, p. 293). contient huit observations de lymphangite puerpérale, dans chacune d'elles, on note la réplétion et la dilatation des lymphatiques qui vont, soit se perdre dans les ligaments larges, soit se rendre aux ganglions lombaires.
Hervieux, en 1870 (Traité clinique des maladies puerpérales, Paris) donne comme cause prochaine du phlegmon du liga-