‹ Contribution à l'étude des Phosphates de Chaux; Proposition donnée par la Faculté: Dédoublement des RacémiquesChapitre 20 sur 23 · RÉSUMÉ DES CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES CONCLUSIONS

I. — 1° Le phosphate tricalcique subit à la fusion une transformation partielle en phosphate tétracalcique, en métaphosphate de chaux et en chaux libre. 80 %, environ restent inchangés, sous forme de phosphate tricalcique. Ce mélange qui se trouve sous forme d’une émulsion solide devient très attaquable à l’action de l’acide citrique à 2 %.

2° Il n’est pas démontré que la partie soluble des ecories Thomas se compose de silicophosphate de chaux. Nous expliquons cette réactivité par la présence d’une émulsion solide de phosphate tétracalcique, de chaux, de métaphosphate de chaux et de phosphate tricalcique. Les premiers étant très solubles dans l'acide, l'attaque laisse un squelette de phosphate tricalcique d’une finesse extrême qui ne présente plus de difficultés pour se dissoudre à son tour.

La solubilisation de la silice s’expliquerait par la simple présence de silicate de chaux formé à haute température.

3° On peut notablement augmenter la solubilité des scories Thomas en les portant à température supérieure à 2.000° C. On peut admettre que l’ortho-

phosphate est partiellement décomposé comme précédemment.

4° En chauffant les phosphates de chaux progressivement à des températures toujours croissantes — jusqu’à 1.650° C — on voit leur solubilité tomber de 30,918 1,35 %. L’acuon ducchalumerues où gène, donnant une température de 2.000° C, permet d'augmenter, au contraire, considérablement la solubilité des phosphates. Ici encore, la fusion du corps, en modifiant sa constitution, facilite l’action de l’acide citrique.

IT. — 1° Il est possible par l’action du carbonate d'ammoniaque sur:

le phosphate tricalcique précipité, le phosphate bicalcique, les scories Thomas, le phosphate naturel fondu,

de former du phosphate d’ammoniaque en proportions importantes, et cela à température relativement

basse (< 70° C).

2° À température élevée, la réaction est réversible: le phosphate d’ammoniaque se retransforme en phosphate de chaux.

3° Le carbonate de chaux formé enrobe les grains et arrête la réaction de CO*Am*.

III. — Dans la précipitation par une base quelconque des phosphates bi et tricalciques à partir

d'une solution monocalcique, on constate les faits suivants :

a) Si le milieu est très dilué, et si l’alcali est versé lentement jusqu’au PH 6, le précipité se compose uniauement de phosphate dicalcique. Au delà de PH 6 on obtient le phosphate tricalcique.

b) Le précipité d’orthophosphate tricalcique, abandonné dans une liqueur de PH < 6, se transforme peu à peu et donne du phosphate bicalcique.

c) Il est possible de faire avec du citrate d’ammoniaque français une attaque sélective du phosphate bicalcique dans un mélange de phosphate bicalcique et de phosphate tricalcique.

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