II. — Autres techniques de suture secondaire
Nous en dirons peu de choses, nous avons indiqué plus haut qu’elles nous paraissaient insuffisantes.
1° Dans la méthode qui consiste à rapprocher par des sutures où des agglutinatifs les lèvres de la plaie on obtient une cicatrice adhérente par le fait même qu'on n’a pas enlevé le tissu de sclérose et on s'expose aux réveils d'infection, aux complications tardives graves dont nous avons parlé, dues aux corps étrangers microscopiques et au microbisme latent. |
2° Dans une seconde méthode, les bords de la plaie sont excisés, décollés, ramenés et sulturés pardessus la surface bourgeonnante, qui reste ainsi enfouie dans la plaie. Cette méthode insuffisante, tout en élant supérieure à la précédente, n’est encore qu'un pis-aller puisqu'elle ne supprime pas le tissu cicalriciel. Aussi, même dans les cas (obs. IT) où il est impossible de faire une excision complète de la plaie, il nous paraît nécessaire d’enlever à la curette
les bourgeons charnus qui constituent le fond de la plaie et qui sont destinés à devenir, plus tard, le tissu scléreux cicatriciel. Le résultat obtenu obs. IT sans être aussi excellent que la plupart des autres résultats était cependant fort satisfaisant et ce pour une plaie mesurant 13 centimètres de long sur 11 centimètres de large et dans une région où les téguments sont peu lâches.
En résumé, une seule méthode de suture secondaire est rationnelle, c’est la réparation autoplas-. tique, véritable réparation anatomique. Les autres méthodes ne sont qu’un pis-aller.