‹ Contribution à l'étude des Plaies de l'ŒsophageChapitre 23 sur 24 · JÆGER · texte numérisé non relu

JÆGER

de verre. Les voies respiratoires étaient coupées visiblement car on voyait les deux extrémités de la trachée sectionnée. L’œsophage était ouvert car les aliments liquides et solides s'échappaient de la plaie. Pas d’hemorrhagie sérieuse. Cataplasmes, inclinaison de la tête en avant. Guérison au bout de six semaines sans accident sérieux.

(Vermichte chir. Cantelen 1789. Richters biblioteck BD. X. $S. 208).

Un criminel se fit une plaie au cou avec un morceau

402. (RENNIE). — Un soldat âgé de 43 ans, très sujet à des accès de mélancolie et qui, déjà a perdu la plus grande partie de la voute palatine, par suite d’une nécrose syphilitique, fut trouvé inanimé. Il avait une vaste plaie qui partant du bord antérieur du sterno-mastoïdien gauche, s’étendait jusqu’au bord antérieur du même muscle à droite à travers la membrane crico-thyroïdienne. Le larynx était aussi complètement coupé et l’œsophage en partie. La veine jugulaire gauche, différents autres vaisseaux importants ainsi qu'un gros tronc artériel étaient sectionnés. Il en était résulté une très forte hemorrhagie qui avait occasionné une syncope. Après la ligature des vaisseaux, les lèvres de la plaie furent rapprochées par des points de suture. Lavements alimentaires. Le malade souffrait en outre depuis quatre mois, d’un chancre phagédénique qu'il avait tenu caché et qui s’étendait sur la plus grande partie du penis. Le lendemain il expectora d’abondants coagulums. On lui introduisait la sonde alimentaire dans l’œsophage. Depuis quatre semaines, la marche de la maladie était heureuse, quand soudain une violente pneumonie se déclara à gauche ; elle fut bien vite guérie. Dix jours plus tard le malade commença à manger par les voies ordinaires. Six semaines après l’accident la plaie cervicale

A Abe était guérie; bientôt aussi l’ulcération du penis céda au traitement par le mercure et l'iodure de potassium.

(Schmidls Jahrbücher p. 64, 1889).

103. (Oris). — Un volontaire américain se fit, le 9 avril 1869, une blessure au cou qui s'étendait entre les cartilages thyroïde et cricoïde. L'œsophage et le larynx étaient coupés; la plaie s’arrêtait sur les bords des sterno-mastoïdiens. Le malade ne se laissa ni panser, ni introduire de sonde. Hémorrhagie relativement peu abondante. Soif ardente. Au moyen d'un tube il pouvait boire de l’eau provenant d’un vase placé au-dessus de lui. Lorsque la tête était inclinée en avant, la plaie se fermait, et il parvenait à avaler quelques aliments. Chaque jour il employait 20 galons d'eau qu'il introduisait par la bouche et faisait ressortir par la plaie. On ne réussit pas à l’anesthésier pour lui donner un peu de nourriture. Il mourut

le 6° jour.

(Loc. Cil., p. 400).

Nue Le Président de la thèse, GROSS.

Vu et permis d'imprimer :

Nancy, le 10 novembre 1884.

Le Recteur, M. MOURIN.

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