‹ Contribution à l'étude des plaies du genou: La mobilisation active immédiateChapitre 15 sur 39 · RENE T RES · texte numérisé non relu

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et IX), dans lesquels il avait paru plus prudent de ne suturer primitivement que le plan synovial, la suture secondaire a pu être faite très précocement, et dans ces deux cas la guérison: a été également obtenue sans aucun incident. Avoir mobilisé immédiatement l'article n'a donc en aucune facon entravé l’évolution « pratiquement aseptique » de ces genoux arthrotomisés.

‘Ilne suffit pas d'avoir obtenu une réunion per primam des plans superficiels pour dire que le résultat opératoire est bon. Un point particulièrement intéressant est de savoir si les réunions du surtout fibreux ont bien résisté aux mouvements pratiqués d'une façon aussi précoce. Pour tous les cas où l’on s’est contenté d’une arthrotomie latérale, ou plus exactement pour tous les cas où l’on n’a pratiqué qu’une incision longitudinale, il est très évident que les mouvements ne peuvent être en aucune façon nuisibles; mais pour les cas où l’on a dù sectionner transversalement le tendon rotulien, ces mouvements pouvaient apparaître comme singulièrement dangereux. à

A la séance de la Société de Chirurgie du 3 janvier 1917, M. Grégoire, après avoir conseillé un mode opératoire aussi économique que possible, déclare : « Si l’on veut éviter les raideurs articulaires, il est du plus haut intérêt de mobiliser au plus tôt la jointure. Dans l'opération minima on peut sans risque obtenir la flexion spontanée à l’angle droit dès le 8 ou 10° Jour. Je ne pense pas que l’on puisse sans inconvénient fléchir à angle droit un genou dont le tendon rolulien a été récemment sectionné et suluré ». A la séance du 7 mars,

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M. Chaput s'exprime ainsi : « La section du tendon rotulien présente des inconvénients considérables ; dans certains cas, la réunion tendineuse ne se produit pas et le malade devient infirme ; dans les cas les plus favorables, la réunion se produit très lentement comme pour tous les tendons ; elle n'est un peu solide qu'au bout d'un ou deux mois, et on ne doit pas faire de mobilisation énergique du genou avant ce délai ». M. le Professeur Quénu déclare qu'il n’est point de l'avis de M. Chaput, et qu'à la suite d'une section chirurgicale la réunion ne demande pas aussi longtemps qu'à la suite d'une rupture de tendon. Le 24 avril 1918, MM. Mouchet et Pamard combattent également l’arthrotomie en U, en particulier à titre d'obstacle à la mobilisation précoce qu'ils considèrent comme indispensable pour obtenir un bon résultat fonctionnel. Le 26 juin 1918, M. G. Labey, dans un rapport sur une communication du Doctéur Petit, fait également un plaidoyer contre l’artarotomie en U, déclarant « que la prudence exige, qu'avant de faire des essais de flexion, la cicatrice tendineuse soit solide, ce qui implique une immobilisation d'environ trois semaines pendant les quelles le quadriceps HA ». Mais.c'est alors que M. Pierre Duval déclare : « Tout en étant d'avis qu'il faut restreindre les ne du lambeau en U, je ne saurais accepter que ce lambeau implique la mobilisation tardive. La suture exacte du lendon rolulien permet parfaitement la mobilisation active très précoce de l'article » C'est Là un point fort important, puisque si, selon les avis cités plus haut, on ne mobilisait pas précocement

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