RÉSULTATS FONCTIONNELS
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Pour nos neuf cas personnels, les résultats obtenus sont les suivants :
Cinq fois nous avons assisté à une récupération fonctionnelle absolument complète (Observations I, IT, IV, VII, IX). Notons que l’Observation IV répond au seul cas où nous ayons dû faire la section du tendon rotulien. Il est également important de noter en combien de temps cette récupération fonctionnelle complète a été chtenue. Chez L... G... (Observation I : luxation de la rotule traitée de façon sanglante) la récupération fonctionnelle était complète 4 jours après l'intervention, à tel . point que l’opéré faisait fonctions d'infirmier. Gardé 20 jours à l'hôpital, il rejoignit son corps après une simple permission de 10 jours. Chez G... F... (Observalion II : patellectomie) nous obtenions, 8 jours après l'intervention, une extension complète et une flexion à 90 degrés. Le 12° jour après l'intervention, les mouvements avaient recouvré leur parfaite intégrité. Chez T.….. C... (Observation IV), la récupération fonctionnelle était complète le 6° jour après l'intervention. Chez J... L... (Observation VII), les mouvements d'extension et de flexion étaient normaux 9 jours après l'intervention.
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enfin chez F... (Observation IX), nous avions aussi une ‘restilulio ad inlegrum 9 jours après l'opération.
Cinq fois sur neuf nous avons donc eu une récupération fonctionnelle parfaite, et le temps maximum qu'il a fallu pour oblenir ce résullat a été, une fois, de douze Jours : dans ce cas, il s'agissait d'une patellectomie.
Dans les quatre autres cas, les résultats fonctionnels quoique moins parfaits, ont été bons.
Dans trois cas (observations LIL, :V, VI), nous avons oblenu l'extension complète avec une flexion atteignant 90 degrés, et cela moins de huit jours après l'intervention. Dans un cas enfin (observation VIII ), nous avons bien oblenu l'extension complète, mais la flexion restait limitée à 45 degrés. Pour ce dernier si le résultat a été moins bon c'est que nous nous trouvions en face d'un blessé très pusillanime, qui ne mobilisait son genou que très incomplètement.
Pour les quatre cas de M. Pierre Duval, les résultats sont les suivants :
Deux fois restitutio ad integrum. Dans le cas de F... P... (observation X), il s'agissait d'une fracture parlielle de la rotule’ traitée par la conservation, et où l'on avait dû employer une incision transversale, Chez D... A... (observation XI), il s'agissait d'une plaie synoviale seule, Les photographies reproduites ici montrent l'excellence du résultat fonctionnel : pour le premier, dix Jours après l'intervention ; pour le second, cinq jours après (planches Hset®Lit).
Deux fois extension complèle, flexion à 90e.
Dans ces deux cas, il s'agissait de lésions Synoviales.
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seules. Dans le cas de H... M... (observation XII), la photographie a été faite neuf jours après l'intervention ; dans le cas de D... G... (ohservation XIII), onze jours après (planches IV et V)..
Enfin pour le blessé de l'observation XIV, opéré par M. Ed. Michon (rupture du tendon rotulien), on obtenait, douze jours après l'intervention, une extension complète et une flexion à 90°.
EN RÉSUMÉ, pour ces 14 cas mobilisés immédialement, on a obtenu dans les douze jours suivant l'intervention :
7 fois la restilutio ad integrum.
6 fois l'extension complète et la flexion à 90°,
1 fois l’exlension complète et la flexion à 45.
Les résullats fonctionnels obtenus ne semblent pas en rapport avec la gravité des lésions primitives.
C'est ainsi que nous avons obtenu une récupération fonctionnelle complète à la suite d'une patellectomie,. alors que le résultat le plus imparfait (observation VIIT) répond à une lésion synoviale seule. Il ne nous est pas possible, non plus, de dire que le résultat fonctionnel obtenu est en rapport avec la précocité de l’intervenlion ; tous nos blessés ont été opérés dans les 24 heures après leur blessure ; celui qui fut opéré le plus tardivement (observation IV) a eu une récupéralion fonctionnelle excellente. Il en est de même pour les cas que M. Pierre Duval nous a communiqués ; les deux meilleurs résul-
tats répondent aux deux cas qui apparaissaient comme
les plus graves, puisque dans l’un de ces cas il s'agissait d’une fracture de la rotule, et que dans l’autre, opéré seulement quatre jours après sa blessure, on notait déjà du liquide louche dans l'articulation.
Bien que n'ayant pas reçu de nouyelles de tous nos blessés, nous pensons que les résultats fonctionnels signalés plus haut ont été définitivement acquis. Pour le blessé de l'observation I, nous savons qu'il a rejoint Son corps après sa permission de dix jours ; pour celui de l'observation IT (patellectomie), nous avons su qu il allait être reversé dans le service armé. deux mois après l'intervention ; quant à celui de l'observation VII, une lettre nous apprit que la marche était chaque jour plus facile. Ayant quitté tous nos blessés parfaitement cicatrisés et ne présentant aucune atrophie musculaire, nous sommes donc, ce semble, en droit de dire que les résultats, que nous avons vus, n’ont pu que s'améliorer, et nous pouvons conclure que la mobilisation immédiate n'est créatrice d'aucun incident dans l’évolution des arthrotomisés. On assiste à une récupération fonctionnelle d'une rapidité absolument inconnue jusqu'au jour où Willems préconisa sa méthode, et c’est ce que nous voulons essayer de montrer dans le chapitre suivant.
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Obs. X. — F...P... le 14° jour après l'intervention.
Vigot Frères, Éditeurs.
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