‹ Contribution à l'étude des plaies du genou: La mobilisation active immédiateChapitre 19 sur 39 · RÉSULTATS COMPARATIFS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS COMPARATIFS

Dans un dernier chapitre, nous voudrions essayer de comparer les résultats obtenus par la mobilisation. active immédiate avec ceux obtenus par une mobilisation précoce ou même /ardive.

Tout le monde est d'accord actuellement pour dire que la mobilisation précoce est le vrai moyen d'éviter les raideurs articulaires. Sans doute, il peut arriver qu’un genou non infecté, ou peu infecté, immobilisé longtemps recouvre sa fonction; c'est ainsi que, le 30 juin 1915, M. Walther pouvait présenter à la Société de chirurgie une grave lésion d’un genou, avec destruction du condyle, qui, malgré une longue immobilisation, avait recouvré une très grande mobilité. Quoi qu'il en soit, un pareil cas est une exception. Si l’on se contente d'une immobilisation : durant une quinzaine de jours, le genou recouvre presque toujours sa fonction; ainsi, en août 1916, M. Sencert déclarait que chez ses arthrotomisés la récupération fonctionnelle complète avait été obtenue neuf fois sur dix; mais il ne précisait pas en combien de temps cette récupération fonctionnelle avait été obtenue. M. Pierre Duval, dans sa communication du 4 octobre 1916, dit que ses arthrotomisés, immobi-

lisés quinze jours, avaient recouvré une « bonne flexion et commencçaient à marcher »’au bout de trois à quatre semaines. M. G. Gross, le 18 octobre 1916, publie une slatistique où nous voyons qu'un genou mobilisé le 15° jour n'atteint l'angle droit que le 30° jour, alors que les genoux mobilisés vers le 8° ou 10° jour atteignent ou dépassent l'angle droit dès le 15° jour.

Parmi nos cas personnels, nous constatons clairement le grand avantage de la mobilisation immédiate. Bans le cas de P... R... (observation I bis), où nous avions simplement immobilisé le membre pendant une quinzaine de jours par une planchette incorporée au pansement, la flexion ne dépassait pas encore l'angle droit au bout de deux mois, el encore, pour obtenir ce résultat, le blessé avait dû subir de multiples et douloureuses séances de mécanothérapie. Aucontraire, avec la méthode de Willems, nous avons toujours obtenu ce résultat en une dizaine de jours et avec un minimum de douleur, Dans les observations III bis et IV bis, nous voyons également que la récupération fonctionnelle n'est pas encore complète au bout de deux mois Dans ces deux Cas pourlant, nous n'avons eu recours qu'à une demiimmobilisation sans plâtre, immobilisation qui ne fut pas maintenue plus de quinze jours.

[nous parait enfin intéressant de comparer trois cas de patellectomie, dont un (observation IT) a été mobi- lisé immédiatement, alors que les deux autres (observalions IT bis el V bis) ont été immobilisés, l’un en plâtre pendant {rente-cinq jours, l'autre en gouttière d’alumi-

nium également pendant trente-cinq jours environ.

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