I. — La température
Sur ce sujet, Willems s'exprime ainsi : « La température reste dans des limites très basses. Ce n'est qu'accidentellewent que la température monte plus haut lorsque, pour une cause quelconque, il se produit un peu de rétention : mouvements insuffisamment étendus, incisions trop courtes. La fièvre tombe dès que l’écoulement des sécrétions est de nouveau complètement assuré. Bien entendu la fièvre, pour très modérée qu'elle soit, peut durer assez longtemps. Il n’est pas rare cependant que l’évolution se fasse en apyrexie complète ».
Nous n'étudierons la température que dans les seize observations où la mobilisation a pu se faire, car dans les dix autres cas on ne peul pas dire qu'il y*ait eu application réelle de la méthode de Willems.
Dans le cas de l'observation I, notre courbe thermique s'est très certainement trouvée faussée par la présence de la fracture suppurante du péroné; cette fracture donna même naissance à une fusée purulente, remontant à la partie postéro-interne de l'articulation. Dès que cette fusée fut complètement évacuée, nous avons noté l'apyrexie complète. Nous publions ci-contre la courbe thermique du blessé de l'observation II. Nous voyons que l’apyrexie ne fut obtenue qu’une dizaine de Jours après l'intervention, d'ailleurs, quelques jours après, on note une nouvelle ascension de la température, bien que l'observation ne signale aucun fait de rétention; ce n’est que quarante jours après l’intervention que la température du soir ne dépasse plus 38. Il est probable que, si l’arthrotomie avait été plus complète, on aurait obtenu plus vite l’apyrexie, mais nous publions cette courbe pour montrer qu'il ne faut pas se décourager et abandonner trop vite la méthode devant une température persistante, si toutefois l’état général reste bon. Pour les trois cas de M. Pierre Duval (observalions III, IV, V), nous n'avons aucun détail sur l’évotion thermique.
Dans l'observation IX, on note une chute progressive très rapide de la température et pourtant il s'agissait d’une infection streptococcique. Le blessé de l'observation X est apyrétique un mois après l'intervention ; celui de l'observation XIV a une température ne dépassant pas 3705 vingt jours après l'arthrolomie. Chez le blessé de l'observation XXIIT, il y a tout d’abord chute de la température, puis, au bout de quelques jours, elle
Te
remonte à nouveau, et c’est devant des « oscillations thermiques et un amaigrissement prononcé » que l'on
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