‹ Contribution à l'étude des plaies du genou: La mobilisation active immédiateChapitre 7 sur 39 · MONA · texte numérisé non relu

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Jaut pousser le blessé à la faire, le harceler s'il est peu courageux. Il ne faut jamais ajouter la mobilisation passive aux mouvements aclifs dans l'espoir d'aller plus vite. Il est intéressant de constater que les blessés trailés par cette méthode ne craignent pas les mouvements comme ceux qui sont immobilisés ».

À la 3° Conférence chirurgicale interalliée (novembre 1917), M. Willems a précisé le mode d'application de la mobilisation suivant l'importance des lésions :

« En cas de lésions osseuses minimes, on doit procéder comme si le squelette était intact, c'est-à-dire ne pas Se contenter de faire exécuter les mouvements dans la position couchée, mais faire marcher l'opéré. En effet le principe fondamental de ma méthode est de rendre immédiatement l'articulation à sa fonction entière, qui, pour Je membre inférieur, comporte la marche.

« Pour les lésions osseuses moyennes (c'est-à-dire celles qui ont produit le détachement important d’une diaphyse ou préparé ce détachement), la marche immé-

diate exposeräit au déplacement des fragments. I] faut se contenter de mouvements au lit. |

« Dans les grands fracas osseux (grandes pertes de substance ou éclatements), la mobilisation active immédiate ne perd pas ses droits, mais il faut y associer l'extension continue qui remet en place les fragments et rétablit dans la mesure du possible la forme de l'interligne. »

Au début de 1918, nous avons eu également occasion de voir les très beaux résultats obtenus par M. Gosset, employant la méthode Willems, pour tous les genoux

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opérés dans son hôpital de Châlons. Plusieurs de ces blessés furent présentés à la réunion médico-chirurgicale de la 6° région et de la IV® armée. Depuis cette époque, nous avons employé systématiquement la/ méthode de Willems et nous n'avons qu'à nous en féli-

citer.

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