‹ Contribution à l'étude des plaies pénétrantes de poitrine: avec projectiles intra-pulmonairesChapitre 19 sur 30 · NEO MP · texte numérisé non relu

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l’espace omo-vertébral contre la I" côte et à deux travers de doigt en dehors de la colonne vertébrale ; l'ombre parait arriver au contact même de la côte.

En l’absence du chirurgien de l’ambulance 1 /21, parti en permission, le blessé est transporté dans une ambulance voisine. Le chirurgien de cette ambulance constatant une amélioration observe l’expectative.

Assez brusquement, le blessé fait de la température, un gros épanchement pleural apparait et le blessé doit subir une résection de côte pour pleurésie purulente.

Il est revu quelques temps après en voie d’améloration, mais présentant encore une fièvre persistante et un peu amaigri. L’état du malade ne s'étant pas agoravé par la suite, 11 fut renvoyé à l’mtérieur. Il aurait été Intéressant de savoir :

4° Si les accidents septiques qui parurent tardive— ment et pour lesquels on intervint après plus d’un mois, se seraient produits si l’on avait enlevé le projectile dès que l’amélioration constatée les premiers jours le permettait ;

2° De connaitre : quelle a été l’évolution ultérieure de cette pleurésie purulente vraisemblablement provoquée par le projectile qu’on n'avait pas extrait;

3° De savoir enfin : si la présence prolongée du projectile qui a déterminé des réactions infectieuses ou purulentes ne prédispose pas à l’éclosion de la tuberculose pulmonaire, que l’on voit se déclarer quelquefois chez de pareils blessés. Nous n’avons pu, par conséquent, suivre ce cas intéressant comme nous aurions voulu le faire, mais par contre, nous avons eu

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la bonne fortune de correspondre avec plusieurs blessés et d’avoir des renseignements précis sur leur état. Nous en avons vu quinze mois, dix-huit mois, vingt mois après leur passage à l’ambulance.

Beaucoup de ces blessés accusent surtout une grande oêne respiratoire, avec dyspnée violente s’exagérant au moindre effort, condamnant le blessé à une vie peu active, peu compatible avec le service. Ceïte dyspnée s'accompagne d’une douleur siégeant au niveau de l’espace mtercostal traumatisé ou dans son voisinage : les malades la comparent à un point de côté ou à une névralgie intercostale.

La toux apparait au moindre exercice physique.

Voilà pour les signes fonctionnels.

Les signes physiques, peu nets, se résument à de la matité ou de la submatité dans la région blessée, avec respiration soufflante et prolongée ressemblant à ce qu’on trouve dans une tuberculose commençante.

En résumé, nous voyons que même chez les blessés porteurs de plaies aseptiques produites par balles et guérissant aseptiquement, des complications comme l’hémoptysie grave et abondante peuvent survenir tardivement. Ces hémoptysies tardives sont particu— lièrement graves par leur répétition. L’histoire de notre chasseur en est un exemple.

Mauclaire rapporte un cas d’hémorragie tardive mortelle.

Petit de la Villéon ne le cas d’un blessé qui présentait de petites hémoptysiès à répétition durant sept mois et qui dut être opéré. Chez les blessés porteurs de plaies septiques par projectiles d’artillerie, les

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complications secondaires sont la règle. Elles entrainent même, après l’amélioration des premiers jours qui aurait pu faire penser à une guérison, toute une série de phénomènes infectieux : pleurésies hématiques et purulentes, spléno-pneumonie, abcès du poumon, gangrène pulmonaire, vomiques, etc., qui nécessitent des interventions secondaires, palliatives, dont la gravité n’est pas moindre que celle de l’extraction du projectile pratiquée au moment opportun, laissent après elles dans les cas favorables se terminant par la guérison, des rétractions des parois, des scléroses parenchymateuses, des adhérences viscéro-pariétales, tous phénomènes diminuant la capacité respiratoire du sujet.

Enfin, elles ne le dispensent pas absolument de cette extraction du corps étranger cause imitiale de tous les maux.

Voïlà les raisons qui justifient l’opération, raisons que nous à exposées le chirurgien de l’ambulance 1/21 et qui font que nous nous rangeons formellement à l’opinion des chirurgiens imterventionnistes.

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