L'OPÉRATION ELLE-MÊME
DE L'EXTRACTION DES PROJECTILES INTRAPULMONAIRES. LES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS OPÉRATOIRES.
Il est acuellement deux procédés opératoires classiques.
Le procédé de Marion et le procédé de Duval :
1° Procédé de Marion. — Marion commence par localiser le projectile à Paide d’un repéreur, afin de
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SO 7 pouvoir aborder le corps étranger par l'endroit où 1l aura le moins d’épaisseur de tissu à traverser.
Le repérage fait, Marion incise le thorax parallèlement à une côte dans la région convenable. Presque toujours il résèque une côte sur une longueur de Æ ou 5 centimètres.
Pour éviter la rétraction du poumon, 1lfixele parenchyme pulmonaire à la paroi thoracique par trois ou quatre fils de catgut à Paide de l’aiguille courbe de Réverdin.
Il incise ensuite la plèvre en faisant une petite ouverture au poumon et, sitôt l’incision faite, il enfonce le doigt à l’intérieur, qui va très facilement sentir le projectile à travers le parenchyme pulmonaire.
Il dégage le projectile à l’aide d’un doigt recourhé en crochet et l’attire au dehors sans se préoccuper de déchirer le poumon ou bien extériorise un peu. le poumon à l’aide de pinces de Kocher, et le projectile, amené à la paroi, il le dégage au bistouri ou à la sonde cannelée.
L'opération achevée, Marion place à l'intérieur du poumon une compresse imbibée d’acide phénique fort, qui assure le drainage.
Par ce procédé, les opérés de Marion guérissent en quinze jours ou trois semaines.
En somme, Marion évite autant que possible la production d’un pneumothorax. Il ne se sert du bistouri que pour pratiquer l’incision cutanée à travers laquelle la pince ou le doigt passeront à frottement dur.
Cette méthode présente l’avantage d'éviter la production du pneumothorax.
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2° Procédé de Duval. — Duval repère exactement le projectile à l’aide d’un localisateur. [l incise ensuite la paroi thoracique, parallèlement à une côte, résèque une portion de côte, n’excédant jamais + centimètres. Ensuite, à travers la plèvre, il passe une aiguille courbe qui va embrocher le poumon.
Il ouvre délibérément la plèvre par une grande incision, saisit le poumon à l’aide d’une pince au point préalablement embroché.
Le pneumothorax se produit et Duval ne fait rien pour léviter.
Il attire ensuite au dehors un cône pulmonaire dans la région où le localisateur signale la présence du pro- Jectile, le corps étranger est alors facilement senti à travers le parenchyme pulmonaire. Il incise alors le poumon et le projectile est extrait facilement sans arrachement de tissu pulmonaire.
Après l'extraction du projectile, il suture la plaie pulmonaire, replace le poumon libre dans le thorax, suture la paroi.
L’air du pneumothorax est aspiré suivant la méthode de Quénu. Ce procédé opératoire n’évite pas la la production du pneumothorax.
Les opérés de Duval ont guéri en quinze jours.
Quel est de ces deux procédés opératoires celui qui parait offrir le plus de caractères ?
Le plus sûr parait être le procédé de Marion qui évite autant que faire se peut la pénétration de l’anr dans la plèvre, le pneumothorax post-opératoire.
Le procédé de Duval permet d’avoir: plus de jour, mais il n’évite pas la production du pneumothorax.
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Certains ne redoutent pas cette production du pneumothorax post-opératoire, et vont même jusqu’à conseiller de le rechercher systématiquement; pour eux, il aurait le grand avantage de permettre d’obtenir une-hémostase parfaite et aussi une cicatrisation plus sûre et plus rapide, en permettant le rapprochement des lèvres de la plaie pulmonaire qui, norma-— lement, restent béantes.
On a signalé cependant des cas de mort plus ou moins rapide survenant chez les blessés pour lesquels on avait pratiqué l’extraction du projectile sans éviter le pneumothorax opératoire.
On ne sait rien de précis sur le mécanisme de cette
mort; on pense qu’elle serait le résultat soit d’une .
asphyxie brusque, soit d’une syncope par déviation de la cloison du médiastin.
Pour extraire les projectiles intrapulmonaires, on a donc le choix entre le procédé de Marion et le procédé de Duval, tous deux classiques, le premier paraissant le plus sûr. |
On peut envisager une troisième technique, c’est le procédé de Sicard, le chirurgien de l’ambulance 1/21, que nous allons maintenant décrire avec quelques détails.
Procédé Sicard : extraction des projectiles imtra-pulmonaires, sous le contrôle de Pécran radioscopique.
Voici en quoi consiste ce procédé :
On commence par situer le projectile à l’aide de l'écran radioscopique, on le repère en profondeur et en projection sur la peau. C’est le premier temps de
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