IV. — Pleurésies aréolaires
Des pleurésies cloisonnées il faut rapprocher une variété d’épanchement qu’a bien différenciée M. Moutard-Martin, et qu'il appelle « pleurésies aréolaires ».
Ce sont des pleurésies, dans lesquelles, à l’autopsie,
on trouve la cavité pleurale remplie d’une sorte de
1. L. Garrrarp, Le pneumothorax de nécessité. Semaine. médicale, 8 février 1899,
ot gelée transparente. Cette gelée est constituée par une infinité de vacuoles contenant de la sérosité parfaitement fluide. Le trocart introduit donne une sensation de crépitation déjà perçue comme nous le verrons plus loin, à l’examen clinique (1). C’est à ce genre de pleurésies qu’il faut rapporter le cas de pleurésie cloisonnée signalé par Concato (2) et que cet auteur donnait comme un exemple du deuxième type proposé par M. Jaccoud.
Obs. X. — Concaro. — Chez un homme âgé de 56 ans, deux fois atteint de pneumonie, on constate à gauche l’affaiblissement de la respiration, la matité, l'abolition des vibrations jusqu’à la cinquième côte, leur diminution au-dessus de la cinquième côte, Mort après deux mois.
À l’autopsie on trouve au contact du diaphragme ua demilitre de sérosité; au-dessus, cinq blocs de matière gélatiniforme rosée contenus dans des espaces aréolaires dont les parois se déchirent à la moindre traction, Ces blocs ‘sont disposés sur trois étages ; l’inférieur a la forme d’un croissant, les trois blocs de l'étage moyen sont globulaires, le supérieur est également arrondi. Au-dessus d’eux se trouve le poumon gauche comprimé.
À droite, adhérences des deux feuillets de la plèvre. Symphyse
cardiaque.
1. Mourarn-Marrin, Bull. de la Soc. Méd. des Hôp., décembre 1872, p. 295.
Id. Balleiin Soc. Anatomique, mai 1887. Obstruction des voies biliaires. Dilatation énorme de la vésicule. Cancer primitif du pancréas. Pleurésie aréolaire.
2, Concaro, loc, crt,