‹ Contribution à l'Étude des Pleurésies CloisonnéesChapitre 15 sur 30 · Gourrire-Cacnera, Thèse · texte numérisé non relu

Gourrire-Cacnera, Thèse

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poumon gauche. La plèvre est traversée par des tractus pseudomembraneux, limitant plusieurs loges dont la plus vaste renferme 400 grammes de liquide citrin. Aucune de ces loges ne serait donc capable de contenir un épanchement comme ceux qu'on a évacués au début de l'observation.

Quelques-unes contiennent un liquide rougeûtre, d’autres des

masses gélatineuses.

Causes du polymorphisme des pleurésies cloisonnées. — La différence de nature de l'épanchement bi ou multiloculaire peut se rencontrer dans deux conditions différentes : 1° tantôt les loges se sont formées simultanément, mais l’une d’elles pour des raisons diverses est envahie par des microbes pyogènes ou du sang. C’est ce que nous avons vu dans l'observation de M. Galliard (le pyopneumothorax de nécessité).

Dans certains cas,lorsque la loge communique ou voisine avec un foyer purulent,caverne pulmonaire ouabcès sous-phrénique, ou quand à la suite d’un violent traumatisme une ou plusieurs loges se trouvent infectées directement par l'extérieur, la différence de nature des épanchements s'explique aisément. Mais le plus souventce polymorphisme d'emblée est difficilement explicable.

2° « Tantôt au contraire, dit Léon Brodier (1), et c’est « le cas le plus fréquent d’après Pétrone,Concato, Ten- « denisi, Danesi, il s’est produit des inflammations suc-

<« cessives suivies chacune de la production d’adhé-

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