I. — INTRODUCTION
Qu'’ilnous soit permis au début de ce travail de remercier notre maître M. GALLIARD qui nous a donné de multiples preuves de sa grande bonté. C’est lui qui nous a donné l’idée de cette thèse et c'est dans son service à l’hôpital Lariboisière que nous avons pu étudier le malade dont nous relatons plus loin l’observation. Pour ce travail M. GazLzrarp nous a donné de nombreux documents et de précieuses indications en nous permettant de puiser dans ses propres ouvrages. Qu'il veuille bien agréer l'expression de notre profonde gratitude.
M. le professeur RoGer a bien voulu accepter d’être notre président de thèse. Nous lui sommes profondé-
ment reconnaissant du grand honneur qu'il nous a fait.
Les pleurésies cloisonnées ne sont pas extrèmement rares et cependant, dans les traités classiques, il en est
fait à peine mention.
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On avait signalé depuis longtemps la présence de fausses membranes pouvant déterminer des adhérences costo-pulmonaires, dans les pieurésies anciennes. Mais c'étaient là surtout des constatations anatomiques. C'est surtout depuis la communication célèbre de M. Jaccoud à l’Académie de médecine le 22 avril 1879 que l'attention fut vraiment attirée sur les pleurésies cloisonnées. M. Jaccoud chercha à établir deux formes de pleurésies cloisonnées, ayant chacune des signes particuliers et faciles à distinguer l’une de l’autre, et des épanchemenis uniloculaires. Mais ses conclusions furent vivement combattues par ses collègues Maurice Reynaud, Woillez, Guéneau de Mussy. M. Moutard- Martin qui, déjà en 1872, avait publié deux cas de pleurésies aréolaires se rangea à l'avis de ses collègues.
Depuis de nombreuses observations françaises et étrangères ont été publiées sur les pleurésies bi ou multiloculaires. Gouttière-Cachera, en 1884, reprit dans sa thèse l'étude des pleurésies cloisonnées. Léon Brodier, en 1895, leur consacra dans sa thèse un paragraphe intéressant et très documenté.
M. Galliard, en 1899, reprit l'étude de cette forme de pleurésies et s’attacha à montrer la fréquences des pleurésies à épanchements différents, ce qu'il désigna sous le nom de « pleurésies polymorphes ».
Il montra également les grandes difficultés du diagnostic et la gravité du pronostic.
Depuis il a publié de nombreuses observations sur
ce sujet.