‹ Contribution à l'Étude des Pleurésies CloisonnéesChapitre 3 sur 30 · II. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

II. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Le cloisonnement des pleurésies peut présenter les plus grandes variétés et suivant la forme, la consistance, l'épaisseur, le siège des cloisons, les loges qu’elles contribuent à limiter auront des aspects et des sièges différenis. :

I. Les cloisons. — Les cloisons sont le plus habituellement constituées par des fausses’ membranes organisées.

Cependant le poumon peut prendre part lui-même, dans des cas rares, à la vérité, à la formation de ces cloisons.

C’est ainsi que la disposition biloculaire peut être due à une affection concomitante du poumon : « À droite, « dit M. Jaccoud, une pneumonie limitée au lobe moyen « a pour effet un épanchement biloculaire si l’hépatisa- « tion a solidifié tout le lobe. » (Jaccoud, Path.Int.,t. IL.)

Mais le plus souvent les pleurésies cloisonnées occupent la grande cavité pleurale et ce sont les fausses

membranes, reliquats d’anciennes pleurésies ou dues

aux différentes poussées de la pleurésie actuelle, qui font le cloisonnement.

A. — CLOISONS HORIZONTALES. — Les cloisons peu nombreuses en général ont une direction très variable. La majeure partie, cependant, affecte une direction presque horizontale etsiège de préférence au niveau des troisième ou quatrième côtes, s'étendant depuis la colonne vertébrale jusqu'au sternum.

C’est la disposition qu'a relatée M. Jaccoud (1) dans sa communication à l’Académie. C’est celle qui a été observée par Concato (2). M. Baümler (3) dans les Archives allemandes de Clinique Médicale en relate également un bel exemple.

Obs. I (/ésumée). — M. C. B..., ouvrier de 41 ans, puissant et musclé,né dans le duché de Nassau, a travaillé à Dresde dans une raffinerie, Il est pris brusquement le 5 octobre 1864 d’une dyspnée violente qui est consécutive à une forte quinte de toux due à l’irritation causée par l’inhalation de vapeurs de soufre, accident qui lui serait arrivé quinze jours auparavant. A l'entrée à l'hôpital on note un pneumothorax du côté droit avec épanchement. En même temps que les principaux phénomènes de l'affection on note une zone de tympanisme éclatant en arrière entre la neuvième et la douzième côte, en avant entre la quatrième et la sixième. C’est au cours de la persistance de ces phénomènes fondamentaux que la mort survient brusquement dix-huit jours après l’entrée à l’hôpital.

1. Jaccoun. Bulletin de l’Académie de Médecine, 22 avril 1879. 2. Concaro. Rivisla clinica di Bologna, 1880.

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