Carlel. La pleurésie séreuse enkystée. Thèse Paris
MR
souvent de pleurésies séreuses. M. Galliard dans sa communication à la Société médicale des hôpitaux en rapporte quatre observations dont trois personnelles, deux de celles-ci ayant déjà été publiées en 1895,
Les pleurésies cloisonnées peuvent guérir spontanément. Mais c’est là une éventualité trop rare et qui ne se rencontre guère que chez les enfants. On a pu voir dans le cas déjà cité de M. Moutard Martin (obs. VIIT) où une pleurésie séreuse se résorbe alors qu’un empyème apparaît, qu'il s'agissait d’une jeune fille de 12 ans.
Le plus souvent au contraire la marche est progressive et la terminaison fatale si l’on n'intervient pas à temps. Et le cloisonnement persiste jusqu’à la vérification anatomique.
Mais il est fort intéressant de savoir que le cloisonnement des pleurésies peut n'être que temporaire.
Dans l'observation suivante que nous devons à l’obligeance de M. le D' Galliard, on a pu voir, chez la malade qui a eu une pleurésie métapneumonique nettement biloculaire, disparaître le cloisonnement à la suite d’un pyopneumothorax que l’on avait d’abord attribué à une injection accidentelle d’air, mais qui beaucoup plus vraisemblablement a été la conséquence
d’une rupture pulmonaire.
Obs. XIII (inédile) (2). — M. Garriarn. — Madeleine A. âgée de 23 ans, mécanicienne, entre le 14 janvier 1907 à l'hôpital Lariboisière, salle Aran, lit n° 7.
1. Galliard. Les pleurésies polymorphes. Soc. Méd. des Hôp. 24 nov. 1899. |
2, Rédigée par M. Derrecu, externe du service
Il y à deux semaines environ, la malade à eu un coryza aigu avec violente céphalalgie. Le 9 janvier, elle est prise d’un grand frisson avec claquement des dents et d’un point de côté à droite.
La toux assez violente ne s'accompagne que d’une expectoration minime.
Le 15 janvier la température est relativement élevée à 39. La malade très oppressée, surtout le soir, ressent une vive douleur dans le côté dro, surtout en bas et en arrière, lorsqu'elle fait de grandes inspirations. Tousse beaucoup, crache peu,expectoration sans caractères nets.
A la percussion, il y a hyperesthésie de tout le côté droit, La Ssonorité normale est remplacée en arrière jusqu’au niveau de -Pépine du scapulum par de la matité. En avant, matité Jusque
sous la clavicule, -{10Aibkuseultation, en arrière, en haut, on entend la respiration mélangéerde, râles de bronchite. En descendant elle s’obscurcit -progiessivement pour devenir nulle en bas: dans la moitié infé- -pieurd dwthoraxil y a silence complet, pas de souffle. En a -imêmesisrénes diobseurité respiratoire.
8! Oürportedadiagiostic de pleurésie avec épanchement abon- Ddants Vu léténduéde tämatité en avant, avec sous l’épancheimpentipeut-êtée bn fbÿerd'hépatisation en raison de la tempéra- Deenglèvee ete l'histoire dela maladie.
A gauche, bronchite légère, -°1-
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Une ponction exploratrice estpratiqnésen arrière à la base ARR A BAT a mec een Ra ge LOE APTÉS: à
l’aide de |’ pet de Duguet on fait une ponction évacuatrice.
On retire 400 grammes derliquides:Gerhquie :bégèrement trou-
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ble, examiné au microscope, est rempli de pneumocoques, streptocoques et globules de pus.
16 janvier. — Les signes fonctionnels, dyspnée, point de côté se sont apaisés. Mais la température est à 40°.
La matité antérieure n’est pas modifiée. Elle persiste jusque sous la clavicule. En arrière le sommet et la partie moyenne sont submats. A la base matité. Obscurité respiratoire.
Une nouvelle thoracentèse pratiquée, avec l’appareil de Duguet, sur la ligne axillaire postérieure, est une ponction blanche.
17 janvier, — Ponction exploratrice en avant dans le troisième espace intercostal. On obtient un liquide légèrement trouble comme celui que l’on a retiré le 15. Mêmes caractères microscopiques. On aurait donc une deuxième poche liquide. Température très élevée 39-40°.Agitation et insomnie, On ne trouve pas de signes de pneumonie.
19 janvier. — On pratique une thoracentèse, la malade étant couchée, sur la ligne axillaire antérieure avec l’appareil Potain. On obtient 250 grammes de liquide louche.
Le soir la température s’abaisse à 39°4 et le lendemain matin à 38°4. La malade se dit très soulagée.
La température suit une marche ascendante jusqu’au 25 janvier où l’on a le soir 40c6,
26 janvier. — Nouvelle thoracentèse pratiquée avec le Potain dans le troisième espace intercostal en avant. Elle donne 620 grammes d’un liquide franchement séro-purulent.
27 janvier. — Amélioration notable de l’état général accusée par la malade. Le sommet droit est sonore en avant (la matité persiste en bas). On y entend des râles sous-crépitants et des frottements. Quand on fait tousser on a l'impression de gar-
gouillement. Cependant toujours pas de signe de pneumonie,
l'examen des crachats n’a pas montré de bacilles de Koch.
98 janvier. — La température est à 37°7. Mais le soir elle remonte à 40.
29 janvier. — On cherche la cause de cette ascension thermique sans rien trouver d'autre que sa pleurésie. La malade se trouve très bien et n’a de malaise et d’agitation que le soir.
La température se maintient élevée.
2 février. — Ponction exploratrice en avant dans le quatrième espace donne liquide séro-purulent. Une thoracentèse pratiquée au même endroit donne 100 grammes de liquide. Dans l’aisselle ponction exploratrice ; liquide purulent. L'appareil Potain à ce niveau ne retire presque rien.
4 février. — Injection de bleu de méthylène dans la loge supérieure.
5 février. — Dans la loge inférieure sur la ligne axillaire une thoracentèse est pratiquée. On retire avec le Potain 150 grammes d’un liquide très épais, non coloré en bleu, ce qui indique l'indépendance des deux loges. On fait suivre la thoracentèse d’une injection de 200 grammes de permanganate de potassium qui est retiré peu après.
6 février. — En avant au sommet droit au niveau de la loge supérieure, exagération de la sonorité et obscurité respiratoire. L'état général n’est guère modifié : toutefois la dyspnée et le point de côté ont presque complètement disparu. Le malade se trouve bien, mais la température est toujours élevée. En arrière on à obscurité respiratoire en bas. Dans tout le reste du poumon frottements et râles de bronchite.
11 février. — Un petit abcès s’est formé en arrière du thorax au point où fut pratiquée la première thoracentèse. Il est ouvert
et vidé. Oscillations thermiques constantes. On propose à la ma-
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lade de lui faire une pleurotomie, elle refuse, se trouvant très bien.
18 février. — Toujours les mêmes oscillations thermiques. La sonorité exagérée du sommet droit en avant est plus accentuée ; s'accompagne de silence respiratoire et de bruit de succussion, pas de bruit d’airain ; au sommet en arrière dans la fosse sus-épineuse on entend un souffle amphorique. Dans le reste du poumon en bas matité et silence respiratoire.
19 février. — La température ne dépasse plus 39° le soir. La malade se sent mieux et veut partir. |
24 février. — La malade sort sur sa demande dans un mauvais état. Elle garde dans son côté droit un épanchement purulent qu’elle n’a pas voulu qu’on vide ces jours derniers. Le pyopneumothorax est étendu à toute la grande cavité pleurale, Les cloisons qui ont existé au début semblent avoir disparu. Le pronostic est réservé.
5 mars. — La malade revient pâle, anémiée, cachectique. Elle à un grand épanchement liquide. Très peu de gaz à droite. Lasuccussion ne s'étend qu’en haut. On a un bruit de percussion amphorique sous la clavicule.
8 mars. — On lui fait une pleurotomie, salle Denonvilliers, on retire beaucoup de pus non fétide, Pas de cloison,
10 mai. — La malade revient dans le service de M. Galliard. Plaie cicatrisée. Bon appetit. Bon état général. Pas de crachats.
24 mai.— Elle part pour le Vésinet. On perçoit une respiration saccadée sus la clavicule à droite. En arrière et en haut respiration faible. Dans l’aisselle et tout en bas en arrière rien à l’auscultation. Pas de bruits de succussion.
Après le Vésinet elle revient. Bon état général, État local satis-
faisant. Respiration seulemént obscure du côté de l'opération,