‹ Contribution à l'Étude des Pleurésies CloisonnéesChapitre 26 sur 30 · Morrarver Bernou». Journal des praticiens ,2 octobre · texte numérisé non relu

Morrarver Bernou». Journal des praticiens ,2 octobre

Mgr

Obs. XV.— Femme âgée de trente-cinq ans, atteinte de rétrécissement mitral ; soignée dans le service de Renaut, à l'Hôtel- Dieu de Lyon.Signes d’épanchement à la base gauche. Le 15 septembre 1896, la ponction exploratrice dans le septième espace amène du liquide citrin ; au même point, la ponction évacuatrice ne donne rien tout d’abord, puis après quelques tàtonnements 60 à 80 centimètres cubes de liquide citrin. Quinze jours plus tard, seconde thoracentèse avec résultat identique. On pense alors qu'il s’agit d’une pleurésie cloisonnée.

Le 9 novembre. — Signes d’empyème. La ponction, faite un peu au-dessous de l'angle de l’omoplate, donne du pus phlegmoneux.Or la pointe de l’aiguille a heurté une surface rugueuse et résistante et, d’autre part, quelques gouttes de pus s’écoulent au dehors après la ponction, Ily a donc du pus dans le tissu cellulaire sous-cutané : on admet un empyème de nécessité.

Le 10 novembre. — Incision large du huitième espace. Mort le 14 novembre.

Autopsie, — Adhérences celluleuses lâches des deux feuillets de la plèvre gauche au niveau des deux tiers supérieurs, symphyse complète du tiers inférieur. La poche purulente située au contact de ce tiers inférieur est extra-pleurale ; elle occupe un espace compris entre la plèvre pariétale décollée et la paroi thoracique. Le pus contient des staphylocoques etdes streptocoques.

Pas de tubercules pulmonaires.

Les auteurs ont insisté sur la différence d'aspect du pus : jaunâtre, bien lié, épais, homogène; densité 1040 dans la péripleurite ; pus fluide contenant des masses fibrineuses, densité 1030 dans l’'empyème.

Radioscopie. — L'examen radioscopique ne semble

EM Tue

pas avoir donné des résultats supérieurs à ceux obtenus par la clinique et même, dans l’observation de M. Galliard (1) J’examen radioscopique avait fait conclure à l'existence d’une pleurésie interlobaire, alors qu’à l’autopsie on ne trouva aucune trace de pleurésie interlobaire mais un empyème enkysté en avant avec en arrière une pleurésie séreuse qui s'était développée secondairement.

Toutefois il sera toujours bon de recourir à cet examen radioscopique qui pourra dans certains cas donner

d’utiles renseignements.

1. L. Gazcrarn. Empyème enkysté chez un phitisque. Loc. cit., Soc. méd. des hôp., 1899.

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