‹ Contribution à l'Étude des Pleurésies CloisonnéesChapitre 25 sur 30 · Duauer, in thèse GourriÈère-Cacnera · texte numérisé non relu

Duauer, in thèse GourriÈère-Cacnera

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20 Le [1 octobre. — Au-dessous et en dehors de la pointe de l’omoplate, la ponction fournit un demi-litre de liquide louche. 3° Le 31 octobre. — Signes d’envahissement de toute la plèvre. On introduit dans le neuvième espace, en arrière, le plus gros trocart de l’appareil Potain, Rien ne sort par la canule.On y introduit un mandrin et deux fois on fait mouvoir légèrement l'extrémité de la canule; la première fois, résultat négatif ; la seconde fois, un jet de pus s'échappe, et l'écoulement s’arrête aussitôt. Nouvelle introduction du mandrin, nouveau mouvement de la canule dans la plèvre : un flot de sérosité citrine s'échappe et s’arrête à son tour. On réintroduit le mandrin et on remue la canule; nouveau flot de pus. L'arrêt du pus ayant nécessité la répétition de la manœuvre, en tout une dizaine de fois, avec des résultats identiques, on finit par obtenir l’écoulement régulier et ininterrompu de deux litres et demi de pus désormais sans mélange. Plus tard on est obligé de recourir à

l'opération de l’empyème.

Mais il y a un moyen simple de se renseigner sur la nature du liquide contenu dans les différentes loges. C’est de faire sous le couvert d’une minutieuse asepsie et avec toutes les précautions voulues, des ponctions exploratrices au moyen de longues et fines aiguilles s’adaptant à une seringue de Pravas. On est ainsi renseigné sur le polymorphisme des épanchements. C’est là une pratique fortement préconisée par M. Galliard et sur laquelle il a insisté lors de sa communication à la Société médicale des hôpitaux, sur les pleurésies po-

lymorphes.

Ponction blanche. — Mais il faut bien savoir que

l’on peut pénétrer dans une cloison membraneuse et que l’on fera alors, comme dit M. Galliard, une ponction blanche. De ce que l’on ne retire rien il ne faut pas conclure à l’absence de liquide et à une erreur de diagnostic. On peut,en effet,comme dans le cas publié par MM. Dieulafoy et Jeanton (1), faire trois ponctions sans résultat alors que la veille on a eu un peu de liquide séro-purulent et que le lendemain on aura un liquide sanglant. Et en s’arrêtant après un échec on peut s’exposer à laisser ignoré un épanchement purulent dont la non-évacuation pourra être cause d’une issue fatale.

Enfin, il faut ne pas oublier que l’on peut être induit en erreur par la présence d’une collection extra-pleu-

‘rale :abcès médiastinaux, sous-diaphragmatiques, kyste hydatique du poumon, du foie, compliquant une pleurésie simple.

L'examen attentif du malade, des circonstances concomitantes de l’affection, ou bien l’examen du liquide ponctionné ou rejeté par vomique pouvant montrer les crochets d’échinocoques dans les kystes hydatiques, la présence du signe de Pfühl après la ponction dans les abcès sous-phréniques permettront d'éviter l'erreur, M. Galliard signale comme cause d’erreur une affection rare, La péripleurite dont MM. Mollard et Bernoud (2)

donnent un exemple typique :

1. Dreuraroyer JEANroN. Archives générales de médecine, 1888, t. II. page 542.

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