‹ Contribution à l'Étude des PneumoconiosesChapitre 15 sur 27 · I. TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

I. TUBERCULOSE

Comme complication la plus fréquente de la preumoconiose nous citerons la tuberculose. s

Symptomatologie clinique.

Lorsqu'une tuberculose s'est greffée sus une pneumoconiose, celle-ci se fait reconnaître par quelques symptômes absolument précis.

En dehors d'un état de fébrilité, de sueurs nocturnes et d'une cachexie progressive, nous dépisterons la surinfection bacillaire par la présence du bacille de Koch dans les crachats. Pour compléter et préciser le diagnostic on ajoutera encore la réaction à la tuberculine de Moreau et Pirquet et l'injection sous-dermique à la tuberculine.

Symptomatologie radiologique.

Les ombres, qui, dans la pneumoconiose pure présentent des contours nettement délimités, s'estompent et deviennent floues, quelquefois confluentes.

Lorsque la tuberculose s'étend davantage, les sommets s'infiltrent également et deviennent opaques. Lorsque la tuberculose s'est généralisée, le poumon présente des pommelures diffuses qui s'étendent presque jusqu'aux bases ; dans ces cas, l'étendue symétrique et la dissémination assez régulière et la plus grande intensité des foyers permettront d'ordinaire d'affirmer qu'une pneumoconiose se trouve à la base de la tuberculose.

Ces tuberculoses secondaires greffées sur des pneumoconioses sont en général assez bénignes. Comme elles s'ajoutent à des lésions scléreuses du poumon, elles prennent d'emblée l'allure des lésions fibreuses ou scléreuses. Une forte caséification est rare, et on ne trouve que de petites cavernes entre les foyers scléreux de pneumoconiose.

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