THÉRAPEUTIQUE
Il n'existe pas de véritable traitement des pneumoconioses.
Si la maladie est reconnue au début, il importera de faire changer le métier du malade. Un arrêt de l'évolution de la maladie n'est possible que si l'ouvrier choisit un métier où il n’est plus exposé aux poussières.
Il n'est évidemment pas facile en pratique, s'il n'y a pas de complication tuberculeuse ou cardiaque, de faire prendre une noùvelle profession surtout à des malades qui n'ont pas d'autre ressource.
On a essayé de protéger les ouvriers contre l'inhalation des poussières en leur faisant porter des masques ou en humidifiant l'atmosphère surchargée de poussières. L'emploi des appareils fumivores ainsi que celui du courant à haute tension qui provoque l'agglutination et la précipitation des particules poussiéreuses en modifiant leur charge électrique a donné de bons résultats.
En ce qui concerne la bronchite putride et la dyspnée, il faudrait les traiter symptomatiquement.
En cas d'asystolie cardiaque, il sera nécessaire de seconder le cœur par des toniques cardiaques. Lorsqu'une tuberculose secondaire se sera greffée sur la pneumoconiose, il faudra évidemment traiter celle-là.